Ma réflexion du jour.

Dans nos vies ordinaires, lorsque la fatigue pointe et que les cœurs se referment sous le poids des chiffres et des statistiques, nous avons tous besoin d’un endroit où nous poser sans être jugés. Si Jésus est le pain de vie, alors sa nourriture n’est pas seulement pour aujourd’hui, mais pour demain aussi, pas seulement pour le corps mais pour l’âme, pas seulement pour apaiser une faim passagère mais pour inspirer un accueil qui transforme. Comment laisser ce pain agir dans nos habitudes d’accueil: à la porte des lieux d’hébergement, dans les conversations avec les bénéficiaires et les bénévoles, dans la manière dont nous organisons l’aide et l’accompagnement, dans notre solidarité avec les familles et les jeunes qui construisent une nouvelle vie? Ce pain nous rappelle que nous ne sommes pas des simples « aides » mais des êtres appelés à aimer comme Dieu aime: avec dignité, patience, courage et joie. Alors, dans cette réalité qui peut sembler complexe et lourde, Jésus, le pain de vie, devient le fil qui relie nos actes d’accueil à une vie qui a du sens et qui nourrit l’espérance. Si nous choisissons de le manger chaque jour, qu’est-ce qui change vraiment en nous, et autour de nous?

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