Dans nos vies où tout va trop vite et où les mots des autres passent comme du vent, écouter, ce n’est pas juste tendre l’oreille. C’est accepter de se laisser surprendre. On croit maîtriser nos journées: planning serré, infos qui défilent, opinions qui s’entrechoquent. Et puis, d’un coup, l’écoute nous coupe en deux: on découvre un mot qui n’était pas destiné à nous, une voix qui s’élève autrement, une vie qui se révèle derrière une histoire qu’on n’avait pas remarquée. Être à l’écoute, ce n’est pas seulement entendre; c’est se transformer sans même s’en rendre compte.

Ma réflexion du jour.
Souvent, on filtre ce qu’on accepte comme vrai selon ce qui nous rassure, ce qui confirme nos choix. Mais écouter, vraiment, c’est recevoir ce qui nous confronte, ce qui nous bouscule: une douleur qui n’est pas la nôtre, une joie qui ne dépend pas de nous, une autre façon de voir le monde qui remet en question nos certitudes. Et là, dans ce choc doux ou brutal, on découvre que l’autre peut être messager: une parole inaudible au premier regard peut éclairer un coin sombre de notre cœur.
La Bible parle de ce dire oui à l’écoute: écouter Dieu, oui, mais aussi écouter nos voisins, nos proches, combien diffèrent et nous enrichissent. Quand on écoute, on accueille la fragilité, on reçoit l’espérance, on ose changer de cap. Ce n’est pas une perte de contrôle; c’est une ouverture. On se rend compte que l’écoute n’efface pas nos choix, elle les malaxe pour qu’ils respirent, qu’ils deviennent plus humains.
Alors, écoutons sans cesse, même ce qui nous surprend et nous déroute. Car être surpris en écoutant, c’est rencontrer la vie telle qu’elle est: fragile, belle, inattendue, et surtout portée par un amour qui nous précède et nous relance.

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