Il est facile de porter la foi comme on porte un vêtement : visible, rassurante, identifiable. On peut apprendre les mots, les gestes, les apparences. On peut aller à l’église, connaître les prières, parler de Dieu… tout cela sans jamais laisser la foi descendre plus profondément que la surface.

Mais la foi véritable n’est pas un habit que l’on enfile selon les circonstances. Elle n’est pas un rôle à jouer ou une tradition à perpétuer sans âme. La foi, lorsqu’elle est vivante, devient source : elle irrigue nos choix, nos relations, nos silences, nos regards.
Une foi-source transforme. Elle ne cache pas, elle révèle. Elle ne protège pas du monde, elle envoie au cœur du monde. Elle ne donne pas un statut, elle invite à une marche, souvent humble, parfois déroutante, mais toujours habitée par l’espérance.
Porter la foi comme un habit, c’est la rendre accessoire. La vivre comme une source, c’est laisser Dieu jaillir du dedans, comme une eau fraîche dans les terres arides de nos vies.
Alors, demandons-nous : Ma foi me couvre-t-elle ou me transforme-t-elle ?
Est-elle un signe extérieur ou une lumière intérieure ?
Et suis-je prêt(e), comme un puits ouvert, à laisser d’autres venir y boire ?

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