L’Evangile

« Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle » (Jn 6, 22-29)




Alléluia. Alléluia.
L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Alléluia. (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus avait rassasié cinq mille hommes,
et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer.
Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive
se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque,
et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples,
qui étaient partis sans lui.
Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade,
étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain
après que le Seigneur eut rendu grâce.
Quand la foule vit que Jésus n’était pas là,
ni ses disciples,
les gens montèrent dans les barques
et se dirigèrent vers Capharnaüm
à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent :
« Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous me cherchez,
non parce que vous avez vu des signes,
mais parce que vous avez mangé de ces pains
et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd,
mais pour la nourriture qui demeure
jusque dans la vie éternelle,
celle que vous donnera le Fils de l’homme,
lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors :
« Que devons-nous faire
pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit :
« L’œuvre de Dieu,
c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

Sa réflexion

« Travaillez non pour la nourriture périssable, mais pour la nourriture qui demeure »

Après la multiplication des pains, la foule cherche Jésus. Elle a été témoin d’un miracle, elle a mangé à sa faim, elle a vu un signe. Et voilà qu’elle veut encore. Elle veut comprendre, elle veut voir, elle veut peut-être consommer encore un peu de merveilleux.

Mais Jésus déplace leur attente :
« Vous me cherchez non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain à satiété. »
Autrement dit : vous cherchez le don, mais pas le Donateur. Vous désirez ce qui rassasie le ventre, mais pas ce qui ouvre le cœur. Vous vous attardez sur ce qui passe, alors que je vous offre ce qui demeure.

Et là, Jésus nous atteint nous aussi.
Car nous sommes souvent tentés de réduire notre foi à une recherche de solutions, de confort, de « réponses divines » à nos besoins humains. Nous voulons un Dieu qui donne, pas toujours un Dieu qui demande.

Mais Jésus, avec tendresse et vérité, nous appelle à travailler pour une autre nourriture.
Pas celle qui s’épuise, pas celle qui rassasie un moment puis laisse un vide…
Mais celle « qui demeure pour la vie éternelle, celle que le Fils de l’homme vous donnera. »

Cette nourriture, c’est Lui-même.

Et lorsque les foules demandent : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? », Jésus répond simplement :
« L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

Croire. Non pas croire vaguement, mais croire en Lui.
Lui faire confiance. Le suivre. Se nourrir de sa Parole. Accueillir sa présence comme pain pour notre route.


Piste pour la prière :

Seigneur Jésus,
Tu vois ma faim, mes manques, mes désirs parfois égarés.
Apprends-moi à chercher non pas seulement ce que tu donnes,
mais à te chercher Toi,
pain vivant, vrai trésor de mon cœur.

Donne-moi de croire en Toi avec simplicité et persévérance,
même quand je ne comprends pas tout,
même quand tu sembles loin ou silencieux.

Sois la nourriture qui ne trompe pas,
la paix qui ne passe pas,
la lumière qui éclaire mes choix.

Amen.

Laisser un commentaire