L’Evangile

« Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division » (Lc 12, 49-53)

Alléluia. Alléluia.
J’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures,
afin de gagner un seul avantage, le Christ
et, en lui, d’être reconnu juste.
Alléluia. (Ph 3, 8-9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Je suis venu apporter un feu sur la terre,
et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
    Je dois recevoir un baptême,
et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !
    Pensez-vous que je sois venu
mettre la paix sur la terre ?
Non, je vous le dis,
mais bien plutôt la division.
    Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées :
trois contre deux et deux contre trois ;
    ils se diviseront :
le père contre le fils
et le fils contre le père,
la mère contre la fille
et la fille contre la mère,
la belle-mère contre la belle-fille
et la belle-fille contre la belle-mère. »

Sa réflexion

Franchement, ce passage d’aujourd’hui, il fait un peu tousser. On a l’habitude d’un Jésus tout doux, qui prêche l’amour et la paix, et là il nous sort qu’il est venu apporter la division, même dans les familles ! Ça bouscule.

Mais quand on y regarde de plus près, on comprend mieux. Jésus ne dit pas « réjouissez-vous de vous engueuler en famille ». Il dit juste une vérité toute simple : quand on prend position pour quelque chose de vrai, de juste, ça ne plaît pas à tout le monde. Regardez autour de vous aujourd’hui. Vous prenez position contre une injustice au boulot, vous défendez quelqu’un qu’on maltraite, vous refusez de suivre le troupeau sur un sujet qui vous semble pas clair moralement… et là, paf, ça crée des tensions. Même avec des proches.

On vit dans une époque où on nous vend la paix à tout prix, le « surtout ne fâchons personne », le consensus mou où on n’ose plus rien dire pour ne pas déranger. Et Jésus, lui, il nous dit : parfois la vérité dérange, et c’est normal. Ce n’est pas être un fauteur de troubles, c’est juste refuser l’hypocrisie du silence complice.

Le feu dont il parle, c’est cette passion qui nous pousse à ne pas rester tièdes, à ne pas se contenter du confort de ne rien dire. C’est un feu qui purifie, qui réveille, qui empêche de s’endormir dans nos petites habitudes tranquilles.

Alors oui, ça fait peur cette division. Mais peut-être que c’est le prix à payer pour être vrai, authentique, debout dans ses convictions. Pas facile, mais ça a le mérite d’être honnête.

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