Veiller, ce n’est pas juste rester debout la nuit à surveiller que rien ne cloche. C’est une attitude intérieure, une façon d’habiter sa vie avec les yeux ouverts. Le veilleur, dans la Bible, c’est celui qui guette l’aube depuis le haut des remparts, celui qui sait que la nuit ne dure pas toujours, celui qui garde espoir même quand tout semble sombre.

Être veilleur aujourd’hui, c’est refuser de s’endormir dans l’indifférence. C’est garder son cœur en alerte face à la détresse d’un voisin, face à l’injustice qui traîne autour de nous, face à cette petite voix intérieure qui nous pousse à faire le bien. Le veilleur ne dort pas, mais il ne s’agite pas non plus inutilement : il attend, actif et patient à la fois.
Dans l’évangile, Jésus nous invite à être comme des serviteurs qui attendent leur maître avec une lampe allumée. La lampe, c’est la foi, l’espérance, l’amour qui ne s’éteint pas même dans l’obscurité. Veiller, c’est nourrir cette flamme jour après jour, ne pas la laisser s’éteindre sous le poids des habitudes ou du découragement.
Être veilleur, c’est aussi être celui qui annonce aux autres que quelque chose de bon arrive. Le veilleur sur les remparts crie « le jour se lève ! » pour réveiller la ville. Nous aussi, nous pouvons être ces voix qui annoncent l’espérance, qui rappellent à ceux qui doutent que tout n’est pas perdu, que Dieu vient toujours frapper à la porte, même quand on ne l’attend plus.
Alors veillons, non pas dans l’angoisse, mais dans la confiance. Gardons notre lampe allumée, notre cœur ouvert, notre regard tourné vers ce qui vient. Car celui qui veille avec amour ne sera jamais pris au dépourvu : il reconnaîtra toujours la présence de Dieu, même dans les détails les plus simples de sa journée.

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