L’Evangile

« Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller » (Lc 12, 35-38)

Alléluia. Alléluia.
Restez éveillés et priez en tout temps :
ainsi vous pourrez tenir debout devant le Fils de l’homme.
Alléluia. (cf. Lc 21, 36)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Restez en tenue de service,
votre ceinture autour des reins,
et vos lampes allumées.
    Soyez comme des gens qui attendent leur maître
à son retour des noces,
pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
    Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,
trouvera en train de veiller.
Amen, je vous le dis :
c’est lui qui, la ceinture autour des reins,
les fera prendre place à table
et passera pour les servir.
    S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin
et qu’il les trouve ainsi,
heureux sont-ils ! »

Sa réflexion

On vit tout le temps le nez dans le guidon. Le boulot, les courses, les enfants à récupérer, le téléphone qui n’arrête pas de biper. On court après le temps, et sans s’en rendre compte, on finit par vivre en pilote automatique. On ne regarde plus vraiment les gens qu’on aime, on ne savoure plus les petits moments, on attend la prochaine notification au lieu de profiter de celui qui est en face de nous.

Justement, l’évangile de ce mardi nous parle de serviteurs qui attendent le retour de leur maître, une lampe allumée à la main, prêts à lui ouvrir dès qu’il frappe. Et le plus fou dans cette histoire, c’est que c’est le maître qui va servir ses serviteurs à table ! Ça retourne complètement l’idée qu’on se fait d’un chef, d’un patron, ou même de Dieu. Ici, c’est celui qui attend qui va être surpris par un amour qui se met à son service.

Concrètement, ça nous dit quoi pour aujourd’hui ? Que la vie ne se résume pas à cocher des cases sur une to-do list. Qu’il y a quelque chose qui se joue maintenant, dans l’instant présent, et qu’on risque de rater si on reste trop occupés. Un appel d’un vieil ami, un regard d’un enfant qui grandit trop vite, un moment de silence dans une journée trop pleine : c’est peut-être ça, la visite du Seigneur qui frappe à la porte.

Veiller, ce n’est pas rester anxieux à guetter un danger. C’est plutôt garder les yeux ouverts sur ce qui compte vraiment, ne pas laisser le quotidien nous endormir au point de passer à côté de l’essentiel. C’est une invitation à vivre pleinement, les yeux grands ouverts, le cœur disponible.

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