On vit dans une société qui nous apprend à accumuler : de l’argent, des biens, des likes, des diplômes, des titres. Mais si on inversait complètement la logique ? Et si la seule chose qui vaille vraiment la peine d’être accumulée, c’était l’amour ?

L’amour, contrairement à l’argent, ça ne s’épuise pas quand on le donne. C’est même l’inverse : plus on en donne, plus il en reste, plus il se multiplie. C’est un peu magique quand on y pense. Un sourire offert à un inconnu, une écoute patiente pour un proche en difficulté, un pardon accordé même quand c’est dur, une présence silencieuse auprès de quelqu’un qui souffre… chaque geste d’amour, c’est comme une graine qu’on plante et qui va donner du fruit ailleurs, chez quelqu’un d’autre, parfois bien après nous.

Accumuler des dons d’amour, c’est bâtir un trésor invisible mais increvable. Ce trésor-là, personne ne peut nous le voler, aucune crise économique ne peut le faire fondre, aucun vol ne peut l’emporter. Il reste gravé dans les cœurs qu’on a touchés, dans les vies qu’on a changées, même à petite échelle.

Et le plus beau, c’est que ce trésor grandit avec le temps. Plus on avance dans la vie, plus on a l’occasion de multiplier ces petits gestes d’amour : une visite à quelqu’un d’isolé, un mot d’encouragement envoyé au bon moment, un service rendu sans rien attendre en retour. Chacun de ces gestes, c’est un dépôt dans cette banque céleste dont parlait Jésus, celle qui ne fait jamais faillite.

Alors la vraie question à se poser chaque soir, ce n’est peut-être pas « qu’est-ce que j’ai gagné aujourd’hui ? » mais plutôt « qu’est-ce que j’ai donné aujourd’hui ? ». Car au bout du compte, ce qu’on emporte avec nous, ce n’est pas ce qu’on a accumulé pour soi, mais tout l’amour qu’on a semé autour de nous.

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