
« Ce monde-là, nous n’en voulons plus »
Hier encore, en France comme en Belgique, des milliers de personnes — jeunes et moins jeunes — sont descendues dans la rue. Pas pour le plaisir de défiler, mais pour crier un ras-le-bol viscéral. Et leur message, au fond, tient en quelques mots : ça suffit.
Ça suffit de ce système qui tourne à vide, sans jamais se demander où il nous mène. Marre de cette course effrénée où les profits passent systématiquement avant les gens, où l’on nous réduit à de simples variables d’ajustement sur un tableau Excel, à des lignes qu’on rabote dès que les comptes ne bouclent pas.
Le sentiment qui domine aujourd’hui, c’est celui d’un grand mépris. On se lève le matin, on bosse, on s’inquiète pour la fin du mois, pour ses enfants, pour l’avenir de la planète. Et pendant ce temps, tout en haut, le spectacle est affligeant : des dirigeants déconnectés, occupés à se protéger entre eux, à préserver leurs privilèges et leurs réseaux avec une énergie qu’ils n’ont jamais mise au service des gens ordinaires.

Votre commentaire