L’Evangile
Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait :
« Quel malheur pour vous, pharisiens,
parce que vous payez la dîme
sur toutes les plantes du jardin,
comme la menthe et la rue
et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu.
Ceci, il fallait l’observer,
sans abandonner cela.
Quel malheur pour vous, pharisiens,
parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues,
et les salutations sur les places publiques.
Quel malheur pour vous,
parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas
et sur lesquels on marche sans le savoir. »
Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit :
« Maître, en parlant ainsi,
c’est nous aussi que tu insultes. »
Jésus reprit :
« Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous,
parce que vous chargez les gens
de fardeaux impossibles à porter,
et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux
d’un seul doigt. »
Sa réflexion
Vous savez, ce passage où Jésus s’en prend aux pharisiens, ça pourrait presque nous mettre mal à l’aise si on est honnête avec nous-mêmes. Il leur dit : vous payez la dîme sur la menthe et le cumin, mais vous laissez de côté la justice et l’amour de Dieu. En gros, il leur reproche de soigner les apparences en négligeant le fond.
Franchement, qui n’a jamais fait ça ? On passe un temps fou à peaufiner son image sur les réseaux sociaux, à choisir la bonne photo, la bonne formule, pendant qu’à côté, on n’a pas pris cinq minutes pour appeler sa mère ou écouter un collègue qui traverse une mauvaise passe. On coche des cases, on respecte des rituels, mais on oublie parfois pourquoi on les fait.
Jésus parle aussi de ces fardeaux qu’on impose aux autres sans les porter soi-même. Ça résonne drôlement aujourd’hui, non ? Combien de fois on donne des leçons de morale, on exige des autres qu’ils soient parfaits, alors qu’on ne s’applique pas les mêmes exigences à soi-même ? Le patron qui demande à ses employés de se donner à fond mais qui ne lève jamais le petit doigt. Le parent qui exige l’obéissance sans jamais s’excuser de ses propres erreurs.
Ce texte nous invite à une vraie remise en question : est-ce que ma vie, mes engagements, ma foi, sont juste une façade bien entretenue, ou est-ce qu’il y a une vraie substance derrière ? C’est facile de se réfugier dans des petites règles qu’on maîtrise, plus difficile de se donner vraiment aux autres avec le cœur. Peut-être que c’est ça, le vrai défi du jour : arrêter de faire du tri sélectif dans nos priorités et remettre l’amour au centre de tout.

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