L’Evangile
« Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.» (Lc 11, 37-41)

Alléluia. Alléluia.
Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
pendant que Jésus parlait,
un pharisien l’invita pour le repas de midi.
Jésus entra chez lui et prit place.
Le pharisien fut étonné
en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions
précédant le repas.
Le Seigneur lui dit :
« Bien sûr, vous les pharisiens,
vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat,
mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis
de cupidité et de méchanceté.
Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur
n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
Donnez plutôt en aumône ce que vous avez,
et alors tout sera pur pour vous. »
Sa réflexion
Vous savez, cet évangile, il tombe pile au bon moment. Jésus est invité à manger chez un pharisien, et là, patatras, on lui fait la remarque parce qu’il ne s’est pas lavé les mains avant le repas. Alors Jésus, qui n’y va jamais par quatre chemins, leur balance une vérité qui pique : « Vous nettoyez l’extérieur de la coupe, mais à l’intérieur, vous êtes pleins de rapacité et de méchanceté. »
Franchement, ça nous parle direct, non ? On vit dans une société où l’image, c’est tout. On soigne son compte Instagram, on choisit la bonne photo, le bon filtre, on donne l’impression d’avoir une vie parfaite. Et pendant ce temps, à l’intérieur, ça peut être le grand vide, la jalousie, la rancune, ou carrément le mal-être total. On astique la façade pendant que la maison prend l’eau à l’intérieur.
Jésus, lui, il s’en fiche du protocole, des convenances sociales. Ce qui l’intéresse, c’est ce qu’on a dans le cœur. Et sa solution, elle est toute simple : « Donnez plutôt en aumône ce qui est dedans, et voici que tout sera pur pour vous. » Autrement dit, arrêtez de vous focaliser sur les apparences et ouvrez votre cœur aux autres. Le vrai ménage, ce n’est pas celui qu’on fait sur les réseaux sociaux ou dans notre salon avant que les invités arrivent, c’est celui qu’on fait dans nos relations, dans notre générosité, dans notre capacité à donner sans calculer.
On a tous une part de pharisien en nous, avouons-le. On aime bien qu’on nous voie faire le bien, qu’on nous complimente sur notre gentillesse. Mais Jésus nous invite à autre chose : une sincérité qui vient du dedans, pas pour se donner bonne conscience, mais parce qu’on aime vraiment.

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