L’Evangile

« Demandez, on vous donnera » (Lc 11, 5-13)

Alléluia. Alléluia.
Seigneur, ouvre notre cœur
pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.
Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
« Imaginez que l’un de vous ait un ami
et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander :
“Mon ami, prête-moi trois pains,
    car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,
et je n’ai rien à lui offrir.”
    Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond :
“Ne viens pas m’importuner !
La porte est déjà fermée ;
mes enfants et moi, nous sommes couchés.
Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.”
    Eh bien ! je vous le dis :
même s’il ne se lève pas pour donner par amitié,
il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami,
et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
    Moi, je vous dis :
Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
    En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
    Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson,
lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
    ou lui donnera un scorpion
quand il demande un œuf ?
    Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint
à ceux qui le lui demandent ! »

Sa réflexion

Vous savez, cette histoire que Jésus raconte, avec ce type qui débarque chez son voisin en pleine nuit parce qu’un ami vient d’arriver et qu’il n’a rien à lui offrir, franchement, ça nous parle direct. On a tous vécu ça, ce moment où on n’a pas ce qu’il faut, où on est pris au dépourvu, et où on doit aller frapper à une porte en espérant qu’on ne va pas nous envoyer bouler.

Et le voisin, au début, il rouspète un peu, « laisse-moi tranquille, on dort tous ici ». C’est tellement humain comme réaction. Combien de fois on a été ce voisin agacé qu’on vienne nous déranger, et combien de fois on a été celui qui insiste parce qu’on n’a pas le choix ?

Ce qui est beau dans ce texte, c’est cette insistance qui finit par payer. Jésus ne dit pas que Dieu est comme ce voisin grognon qu’il faut user à la longue. Il dit plutôt : si même un voisin fatigué finit par céder, à combien plus forte raison Dieu, qui nous aime vraiment, va nous répondre.

Dans notre vie de tous les jours, on a l’habitude de tout vouloir tout de suite, on n’aime pas attendre, on veut des résultats immédiats. Et là, Jésus nous invite à une autre logique : demander, chercher, frapper. Pas une fois, mais avec persévérance. Ça demande de la confiance, cette confiance qu’on a du mal à avoir parfois, surtout quand on traverse des moments difficiles où on a l’impression que le ciel reste muet.

Mais ce texte nous rappelle une chose essentielle : on n’est jamais seuls face à nos manques. Il y a toujours une porte à laquelle frapper, même si parfois elle met du temps à s’ouvrir.

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