L’Evangile
« Une femme nommée Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » (Lc 10, 38-42)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent !
Alléluia. (Lc 11, 28)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
Jésus entra dans un village.
Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie
qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur,
écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe,
tu te donnes du souci et tu t’agites
pour bien des choses.
Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part,
elle ne lui sera pas enlevée. »
Sa réflexion
On connaît tous ça, cette scène de Marthe qui s’active en cuisine pendant que Marie reste assise à écouter Jésus parler. Et franchement, qui n’a jamais ressenti l’agacement de Marthe ? On court partout, on veut bien faire, on veut que tout soit parfait, et pendant ce temps-là, on en oublie l’essentiel.
Aujourd’hui, c’est exactement notre quotidien. On est tous des Marthe qui courent après le temps, qui enchaînent les tâches, les notifications, les obligations. On veut être efficace, productif, on veut cocher toutes les cases de l sa kiste à faire. Et Jésus ne dit pas que Marthe a tort de servir, il dit juste qu’elle s’agite pour « beaucoup de choses » alors qu’une seule est nécessaire.
C’est troublant parce que ça nous questionne sur nos priorités. Combien de fois on remet à plus tard le moment de s’arrêter, de respirer, d’écouter vraiment quelqu’un ou simplement d’être présent à soi-même ? On se dit « plus tard, quand j’aurai fini », mais ce plus tard n’arrive jamais vraiment.
Marie a choisi de s’asseoir, d’écouter, d’être présente. Ce n’est pas de la paresse, c’est un choix radical de mettre l’écoute avant l’agitation. Dans nos vies hyperconnectées où tout va vite, où on est sollicités de partout, ce texte nous invite à ralentir. Pas à tout arrêter, mais à se demander ce qui compte vraiment.
La meilleure part, ce n’est pas de fuir ses responsabilités, c’est de savoir ce qui nourrit vraiment notre vie intérieure. C’est prendre le temps de s’arrêter, même cinq minutes, pour écouter, pour prier, pour être simplement présent. Cette part-là, personne ne peut nous l’enlever, contrairement à toutes les tâches qui, elles, resteront toujours à refaire.

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