Le 5 octobre, l’Église catholique célèbre principalement sainte Faustine Kowalska (Helena Kowalska), religieuse polonaise et grande mystique du XXe siècle, reconnue comme l’apôtre de la Divine Miséricorde.

Sa vie
Née en 1905 dans un petit village de Pologne au sein d’une famille pauvre et pieuse, elle ressent très tôt un appel religieux. Malgré les réticences de ses parents, elle entre à l’âge de vingt ans dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde. Elle y mène une vie simple et effacée, s’occupant des tâches ordinaires de la communauté (cuisinière, jardinière ou portière), tout en vivant une vie intérieure d’une intensité extraordinaire.
Ses visions et le « Petit Journal »
Sainte Faustine est favorisée par de nombreuses apparitions de Jésus. À la demande de ce dernier, elle consigne par écrit ses expériences spirituelles et les messages reçus dans un carnet intime connu sous le nom de Petit Journal.
Jésus lui confie une mission centrale : rappeler au monde l’immensité de l’amour miséricordieux de Dieu pour chaque pécheur. De ces visions découlent :
- La dévotion à Jésus Miséricordieux, représenté par une image bien connue d’où s’échappent des rayons rouge et pâle.
- La fête de la Divine Miséricorde, célébrée le dimanche suivant Pâques.
- Le chapelet de la Miséricorde, une prière récitée sur un chapelet ordinaire.
Sa mort et sa canonisation
Épuisée par la maladie (la tuberculose) et les souffrances mystiques qu’elle porte pour le salut des âmes, elle s’éteint le 5 octobre 1938 à Cracovie, à l’âge de 33 ans.
Béatifiée en 1993 puis canonisée le 30 avril 2000 par le pape Jean-Paul II (qui était profondément attaché à son message), elle est devenue la première sainte canonisée du troisième millénaire. Son sanctuaire à Cracovie-Łagiewniki est aujourd’hui un centre de pèlerinage mondial dédié à la Miséricorde Divine.
(Note : On associe parfois aussi le 5 octobre à sainte Fleur d’Issendolus, religieuse hospitalière du Quercy morte en 1347, fêtée également par certains.)

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