On aime croire qu’on décide de tout. On se dit qu’on va choisir son métier, son couple, sa manière de vivre, comme si on tenait fermement les rênes de son existence. Et pourtant, dès qu’on regarde honnêtement son parcours, on se rend compte que la vie a souvent décidé à notre place, bien plus qu’on ne l’imagine.

Combien de gens se retrouvent dans un métier qu’ils n’avaient pas prévu, simplement parce qu’une opportunité est apparue au bon moment ? Combien de couples se sont formés par hasard, une rencontre imprévue, un jour où on n’avait même pas envie de sortir ? On croit choisir, mais en réalité, on s’ajuste en permanence à ce qui nous arrive.

Regardez la crise sanitaire qu’on a tous traversée. Personne n’avait « choisi » de vivre confiné, de revoir toute son organisation, ses habitudes, parfois même ses priorités de vie. La vie s’est imposée à nous, brutalement, et on a dû réagir, s’adapter, parfois même se réinventer complètement.

Même chose avec les avancées technologiques. On pensait choisir d’utiliser un smartphone ou pas, et aujourd’hui, s’en passer devient presque impossible pour vivre normalement en société. On ne l’a pas vraiment choisi, on s’est retrouvés portés par le mouvement général.

Alors, où se situe notre liberté là-dedans ? Peut-être pas dans le contrôle total de notre parcours, mais plutôt dans notre capacité à réagir face à ce qui nous arrive. On ne choisit pas toujours les événements, mais on peut choisir comment on les traverse, quelle attitude on adopte, quel sens on leur donne.

Finalement, la vraie question n’est peut-être pas de savoir si on maîtrise sa vie, mais de savoir si on est capable de s’adapter avec souplesse, sans perdre son identité, face à tout ce qui s’impose à nous, qu’on le veuille ou non.

Laisser un commentaire