Il y a un truc dans l’histoire de Matthieu qui devrait nous secouer un peu : le Ressuscité continue d’appeler, aujourd’hui, maintenant, dans nos vies bien réelles. Ce n’est pas une histoire du passé, figée dans un livre. C’est un appel qui résonne encore.

On vit dans une époque où tout va vite, où on est bombardé de sollicitations, de notifications, de messages. Du coup, comment on fait pour entendre un appel qui vient d’ailleurs, un appel qui nous invite à autre chose que notre routine ? Peut-être que ça commence par ralentir, par écouter ce petit truc au fond de nous qui nous dit « et si je changeais quelque chose dans ma vie ».
L’appel du Ressuscité, ce n’est pas forcément quitter son travail ou partir à l’autre bout du monde. C’est parfois juste changer de regard sur les gens autour de nous, arrêter de juger, se lever pour aller vers quelqu’un qu’on aurait ignoré avant. C’est accepter de bouger, même un peu, même modestement.
Le truc, c’est que suivre cet appel demande de la confiance. Matthieu ne savait pas où ça allait le mener quand il s’est levé de son bureau. Nous non plus, on ne sait jamais vraiment où un changement de vie va nous conduire. Mais l’expérience de plein de gens, à travers les siècles, montre que quand on répond à cet appel, on trouve souvent plus de sens, plus de paix, même si le chemin n’est pas toujours facile.
Aujourd’hui, dans nos vies hyper connectées et pourtant parfois si seules, l’appel du Ressuscité peut prendre plein de formes : un service à rendre, une réconciliation à faire, un temps donné à quelqu’un qui en a besoin, une prière retrouvée. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est réel.
Se lever et suivre, c’est accepter de ne pas tout contrôler, de faire confiance à quelque chose de plus grand que soi. Et c’est peut-être là, justement, qu’on trouve la vraie liberté : pas dans le fait de tout maîtriser, mais dans le fait de se laisser appeler, encore et encore, chaque jour de notre vie.

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