L’Evangile
Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages,
proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu.
Les Douze l’accompagnaient,
ainsi que des femmes
qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais :
Marie, appelée Madeleine,
de laquelle étaient sortis sept démons,
Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode,
Suzanne, et beaucoup d’autres,
qui les servaient en prenant sur leurs ressources.
Sa réflexion
Dans l’évangile de ce vendredi, on découvre Jésus qui passe de ville en ville, et qui ne fait pas que parler : il accompagne, il annonce, et il libère. Et ce qui me touche, c’est qu’il n’est pas seul. Il y a des femmes qui le suivent, qui ont vécu des choses très lourdes, parfois même la souffrance intérieure jusqu’au bout. Elles ont été guéries, et pourtant, elles ne gardent pas ça pour elles comme un secret. Elles se mettent à aider, à soutenir, à servir.
En ce moment, dans nos vies, on a beaucoup de bruit autour de nous. On scroll, on s’agite, on cherche des solutions partout, mais souvent sans toucher au vrai nœud du problème : la guérison du cœur. Parce qu’on peut avoir un corps “correct” et pourtant être abîmé de l’intérieur. On peut sourire dehors, tout en portant de la fatigue, de la peur, des regrets, ou même une forme de honte qu’on n’ose pas dire.
Et là, l’exemple de ces femmes nous rappelle quelque chose d’important : la guérison n’est pas seulement un retour au calme, c’est aussi une direction nouvelle. Quand on a été relevé, on peut apprendre à marcher plus librement, et à devenir ressource pour les autres. Peut-être pas “de façon spectaculaire”, mais par de petits gestes : écouter, appeler, faire confiance, aider quelqu’un à retrouver sa dignité.
Alors aujourd’hui, je me demande : est-ce que je laisse la lumière entrer dans mon cœur, même doucement ? Et est-ce que je laisse la guérison que j’ai reçue me pousser à être plus humain, plus proche, plus vivant avec les autres ?

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