L’Evangile
Alléluia. Alléluia.
Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;
tu as les paroles de la vie éternelle.
Alléluia. (Jn 6, 63c.68c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
Jésus disait à la foule :
« À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ?
À qui ressemblent-ils ?
Ils ressemblent à des gamins assis sur la place,
qui s’interpellent en disant :
“Nous avons joué de la flûte,
et vous n’avez pas dansé.
Nous avons chanté des lamentations,
et vous n’avez pas pleuré.”
Jean le Baptiste est venu, en effet ;
il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin,
et vous dites : “C’est un possédé !”
Le Fils de l’homme est venu ;
il mange et il boit,
et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne,
un ami des publicains et des pécheurs.”
Mais, par tous ses enfants,
la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »
Sa réflexion
Vous savez, cet évangile où Jésus parle de cette génération qui ressemble à des enfants capricieux dans la cour de récré, ça me parle vraiment pour aujourd’hui. Regardez, on joue de la flûte et personne ne danse, on chante des complaintes et personne ne pleure. C’est exactement ce qu’on vit maintenant avec toute cette agitation autour de nous. On a Jean-Baptiste qui vient avec son mode de vie austère, et on le traite de fou. Puis Jésus arrive, il partage des repas avec tout le monde, il est proche des gens, et là on l’accuse d’être un bon vivant, un copain des pécheurs.
Franchement, ça ne vous rappelle pas notre époque ? On critique tout, on trouve toujours à redire, peu importe ce qu’on nous propose. Sur les réseaux sociaux, c’est flagrant : quelqu’un fait quelque chose de bien, on lui trouve un défaut. Quelqu’un d’autre fait l’inverse, on critique encore. On dirait qu’on a perdu la capacité de reconnaître le bon quand il est devant nous, tout simplement parce qu’il ne correspond pas exactement à ce qu’on avait imaginé.
Le problème, c’est qu’on s’attend à ce que Dieu, ou la vie, ou les autres, rentrent dans nos petites cases. On a nos attentes toutes faites, et dès que la réalité ne colle pas, on rejette en bloc. Alors qu’en fait, il faudrait peut-être arrêter de bouder dans notre coin et accepter que le bien puisse se présenter sous des formes différentes de celles qu’on imaginait.
Cette parole de Jésus nous invite à sortir de notre rigidité, à arrêter de juger systématiquement, et à ouvrir les yeux sur ce qui est vraiment bon, même si ça ne ressemble pas à ce qu’on avait prévu.

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