L’Evangile
Alléluia. Alléluia.
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.
Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »
Sa réflexion
Dans la vie actuelle, on a souvent l’impression que tout va trop vite : les tensions, les malentendus, les messages qu’on lit en diagonale, et puis paf, ça explose. Et l’évangile qu’on vient d’entendre, il parle justement de ça : comment faire quand quelqu’un nous fait du tort, quand on est blessé, quand on n’arrive plus à se regarder en face. Jésus ne nous pousse pas à régler ça en mode guerre, ni à lâcher une petite phrase qui détruit. Il nous dit plutôt : commence par parler à la personne, en vérité, sans témoin, sans parade, pour chercher ce qui est juste. Ça veut dire une chose simple mais pas facile : accepter de se poser, de reprendre la conversation, et de ne pas laisser la colère écrire l’histoire à notre place. Ensuite, s’il n’y a pas d’écoute, on peut demander de l’aide, mais toujours avec un objectif : regagner l’autre, pas le punir. Et quand ça semble impossible, on n’abandonne pas tout de suite ; on avance par étapes, en restant loyal à la relation. Au fond, c’est une méthode pour sauver du lien. Et ce que Jésus ajoute, c’est fort : quand deux ou trois se rassemblent pour chercher le bien, il y a une présence qui soutient, une force qui travaille de l’intérieur. Donc, même aujourd’hui, dans nos familles, nos équipes, nos amitiés, on peut choisir une autre logique : parler vrai, garder l’espoir, et croire que la personne en face n’est pas juste son erreur.

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