On entend beaucoup parler de paix. Dans les discours politiques, dans les réseaux sociaux, dans les chansons, dans les vœux qu’on s’échange. Mais honnêtement, si on regarde autour de nous et surtout en nous, est-ce qu’on peut dire qu’on est vraiment en paix ? Pas sûr.

Parce que la paix, la vraie, elle ne tombe pas du ciel toute faite. Elle se construit. Et elle commence par quelque chose que personne ne peut faire à notre place : elle commence en soi.
On est souvent en guerre contre nous-mêmes. Contre nos peurs, nos doutes, nos erreurs passées qu’on ressasse. On se juge trop durement, on se compare sans arrêt aux autres sur les réseaux, on court après une image de soi qui nous épuise. Et tant qu’on n’a pas fait un peu la paix avec ce qu’on est, avec notre histoire, avec nos limites, on ne peut pas vraiment offrir de la paix autour de nous. C’est impossible de donner ce qu’on n’a pas.
Faire la paix avec soi, ce n’est pas devenir passif ou se complaire dans la médiocrité. C’est apprendre à se regarder avec honnêteté et bienveillance en même temps. C’est accepter qu’on est un être en construction, imparfait, mais capable de grandir. C’est aussi lâcher le poids des rancœurs qu’on traine parfois depuis des années contre des gens qui ont continué à vivre, eux, sans s’en préoccuper.
Et une fois qu’on commence ce travail intérieur, quelque chose change autour de soi aussi. On parle différemment, on écoute mieux, on réagit avec moins d’agressivité. Les gens le sentent. La paix intérieure, ça se voit, ça se respire, ça influence l’atmosphère d’une maison, d’un bureau, d’un groupe.
Aujourd’hui, avec nos vies hyper connectées et sur-sollicitées, trouver ce chemin vers la paix intérieure est devenu presque révolutionnaire. Choisir de ralentir, de se connaître, de se réconcilier avec soi et avec les autres, c’est un acte courageux.
La paix n’est pas un luxe. C’est une décision quotidienne.

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