Seigneur Jésus,

Tu sais, je ressemble souvent à Thomas. Pas parce que je suis de mauvaise volonté, mais parce que la vie m’a appris à me méfier. J’ai été déçu, j’ai été trompé, j’ai cru des choses qui se sont effondrées. Alors aujourd’hui, parfois, quand je t’entends dans l’Évangile, une petite voix en moi dit : « Est-ce que c’est vraiment vrai pour moi ? »

Merci de ne pas te fâcher contre ce doute-là. Merci parce qu’avec Thomas, tu nous as montré que tu viens chercher les gens là où ils sont. Pas là où ils devraient être. Tu lui as tendu les mains, tu lui as montré tes blessures. Et ça, Seigneur, ça me touche profondément. Parce que tu ne caches pas tes cicatrices. Tu les portes. Et c’est justement par elles qu’on te reconnaît.

Apprends-moi à te chercher dans ma vie concrète d’aujourd’hui. Dans les petites choses du quotidien, dans les gens que je croise, dans les épreuves que je traverse, dans les joies que je reçois. Aide-moi à reconnaître ta présence, même quand je ne la vois pas directement. Même quand tout semble silencieux.

Donne-moi le courage de dire comme Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu. » Pas par habitude, pas par automatisme religieux, mais comme un acte libre, vrai, qui vient du dedans. Comme quelqu’un qui a cherché et qui trouve enfin.

Et pour tous ceux qui doutent en ce moment, qui sont loin, qui ont abandonné, ou qui ont été blessés par des paroles ou des comportements dans l’Église, fais que ta tendresse les rejoigne là où ils en sont. Comme tu as rejoint Thomas, les portes fermées, dans la peur et l’incertitude.

Amen.


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