L’Evangile

« Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi. Qui vous accueille m’accueille » (Mt 10, 37-42)

Alléluia. Alléluia.
Descendance choisie, sacerdoce royal, nation sainte,
annoncez les merveilles de Celui qui vous a appelés
des ténèbres à son admirable lumière.
Alléluia. (cf. 1 P 2, 9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
    celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
    Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la gardera.
    Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
    Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
    Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Sa réflexion

Jésus nous dit quelque chose qui peut nous faire sursauter : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. » Wow. À première vue, ça choque. On pourrait croire que Jésus nous demande d’aimer moins nos proches, d’être froids, distants, presque sans cœur. Mais non, ce n’est pas du tout ça.

Ce que Jésus pointe du doigt, c’est quelque chose qu’on connaît très bien dans nos vies d’aujourd’hui : nos attachements qui deviennent des prisons. Combien de fois est-ce qu’on se retrouve paralysé parce qu’on veut plaire à tout le monde ? On n’ose pas dire la vérité à un ami, on ne pose pas le geste juste parce qu’on a peur de décevoir la famille, on renonce à nos convictions profondes pour garder la paix. Et finalement, on perd quelque chose d’essentiel : notre liberté intérieure.

Jésus nous parle aussi de la croix. Prendre sa croix, ce n’est pas chercher la souffrance pour rien. C’est accepter que vivre selon ses convictions, ça coûte parfois. Dans notre monde où tout doit aller vite, où on veut tout confort et zéro friction, cette parole est radicale. Elle dit : la vie vraie, ça demande du courage.

Et puis il y a ce bout magnifique sur l’accueil. Accueillir un prophète, un homme juste, même un petit verre d’eau offert à quelqu’un dans le besoin… rien de tout ça ne sera oublié. C’est concret, c’est du quotidien. Pas besoin de faire de grandes choses. Un sourire, une écoute, une attention sincère — ça compte.

Alors aujourd’hui, la question est simple : est-ce que je vis selon ce qui m’habite vraiment au fond, ou est-ce que je vis pour la galerie ? Est-ce que j’accueille l’autre comme quelqu’un qui compte vraiment ? C’est ça, suivre le Christ.

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