Il Quand on entend le mot « purification », on pense souvent à quelque chose de sévère, de douloureux, comme si Dieu prenait une brosse métallique pour nous frotter jusqu’au sang. Mais en fait, si on regarde bien ce que Jésus fait dans cet Évangile, la purification ressemble beaucoup plus à un geste de tendresse qu’à une punition.

Le lépreux arrive avec tout ce qu’il est, tout ce qu’il traîne. Il n’a pas eu le temps de se préparer, de se nettoyer, de faire bonne figure. Il arrive tel quel. Et Jésus le purifie. Ça veut dire quoi concrètement pour nous aujourd’hui ?

Ça veut dire d’abord que Dieu nous voit autrement que les autres nous voient. Le monde, lui, il nous classe. Il y a ceux qui réussissent et ceux qui ratent. Ceux qui ont une belle vie sur les réseaux et ceux qui galèrent en silence. Ceux qu’on invite et ceux qu’on oublie. Mais Dieu ne classe pas comme ça. Il regarde le cœur. Et il voit ce qu’on pourrait être si on acceptait de se laisser transformer.

Être purifié par le Seigneur, c’est aussi se débarrasser de tout ce qui nous empêche d’être vraiment nous-mêmes. On accumule tellement de choses au fil du temps : des blessures non soignées, des colères rentrées, des habitudes toxiques, des pensées négatives sur nous-mêmes. On finit par croire que c’est ça qu’on est, alors que c’est juste de la crasse qui s’est accumulée. La purification, c’est Dieu qui dit : « ce n’est pas toi ça, laisse-moi enlever tout ça. »

Et puis, être purifié, ça change notre regard sur les autres. Quand on a soi-même été relevé, touché, remis debout par quelqu’un, on devient capable de faire pareil pour les autres. On arrête de juger ceux qui tombent parce qu’on sait ce que ça fait de tomber.

Dans la vie concrète, ça peut ressembler à une réconciliation qu’on n’osait plus imaginer. À une décision de changer quelque chose dans sa vie. À accepter enfin de demander de l’aide. À se pardonner à soi-même.

Dieu ne nous purifie pas pour nous humilier. Il nous purifie pour nous rendre à nous-mêmes. Pour qu’on puisse vivre debout, libres, et utiles aux autres. C’est ça la bonne nouvelle : il ne s’agit pas de devenir parfaits. Il s’agit de devenir vrais.nous remets à neuf.

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