Parfois, on se demande qui on est vraiment, surtout quand s’allument les projecteurs des réseaux sociaux, des comparaisons, des jugements. Faire la vérité sur sa vie, ce n’est pas faire principalement l’inventaire des réussites ou des échecs, c’est prendre le temps de regarder ce qui compte vraiment pour soi et pour les autres. Ça commence par une honnêteté simple: reconnaître ce qui est bien, et ce qui ne l’est pas, sans excès de dramatisation ni dilution. Ensuite, il faut accepter les contradictions qui pavent notre quotidien: on peut aimer profondément quelqu’un tout en se sentant limité pour l’aider, on peut être généreux et aussi égoïste parfois, on peut vouloir changer le monde et pourtant manquer de courage dans les petites choses. Faire vérité, c’est aussi accepter les conséquences de ses choix, même quand elles sont coûteuses ou inconfortables. Cela passe par des conversations difficiles, par la responsabilité qui vient avec nos actes, et par le désir de s’améliorer sans se fuir. Dans la vie actuelle, cette vérité personnelle peut être une offrande: dire ce que l’on croit avec respect, écouter l’autre sans chercher à le convaincre tout le temps, et surtout rester fidèle à ce qui nous permet de dormir en paix avec soi-même. Ce travail demande du temps, de la patience et souvent l’aide des autres: amis, famille, professionnels. En fin de compte, faire la vérité sur sa vie, c’est choisir une vie qui nous ressemble vraiment, même si elle n’est pas parfaite, afin de pouvoir regarder demain sans se mentir.


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