L’Evangile

« L’Esprit de vérité rendra témoignage en ma faveur » (Jn 15, 26 – 16, 4a)

Alléluia. Alléluia.
L’Esprit de vérité,
rendra témoignage en ma faveur, dit le Seigneur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage.
Alléluia. (cf. Jn 15, 26b.27a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quand viendra le Défenseur,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père,
il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage,
car vous êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés.
On vous exclura des assemblées.
Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront
s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu.
Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.
Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela :
quand l’heure sera venue,
vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »

Sa réflexion

La vie d’aujourd’hui, elle ressemble parfois à une route où l’on n’a pas toujours le GPS, où les panneaux se maquillent d’offres et de bruits qui nous tirent dans tous les sens. Jésus parle de l’Esprit qui vient du Père, de cet esprit de vérité qui soutient, rappelle et convainc. Dans notre quotidien, entre les notifications qui n’en finissent pas et les rendez-vous qui s’enchaînent, on cherche un repère, une voix qui fasse sens. L’évangile nous rappelle que ce n’est pas une voix au loin qui suffit, mais une présence qui nous pousse à dire la vérité sur nous-mêmes, à reconnaître nos petits empressements, nos peurs du lendemain, nos fragilités. L’Esprit, dit Jésus, glorifie le Fils et nous conduit vers la vérité tout entière. Alors, ce n’est pas juste une idée abstraite, c’est une force qui se glisse dans le privé, dans la cuisine, dans le trajet du travail, dans les moments d’incertitude. Quand on se sent seuls, on peut respirer autrement: on n’est pas abandonnés au grand vide, on est accompagnés d’un souffle qui fait tenir, d’un rappel chaleureux: reste fidèle à ce qui garde le sens, au-delà des modes et des pressions. Cette parole invite à écouter, à se laisser interroger sur ce qu’on croit vraiment, sur ce qu’on partage avec les autres, sur ce qui nourrit la vie qui tient debout malgré tout. Dans la fatigue du monde, il y a une promesse de présence qui ne s’éteint pas, une invitation à marcher en réseau avec ceux qui cherchent aussi la vérité, en laissant l’Esprit ouvrir des chemins là où on croyait qu’il n’y en avait pas

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