L’Evangile
« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » (Jn 14, 15-21)

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia (Jn 14, 23)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si vous m’aimez,
vous garderez mes commandements.
Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous :
l’Esprit de vérité,
lui que le monde ne peut recevoir,
car il ne le voit pas et ne le connaît pas ;
vous, vous le connaissez,
car il demeure auprès de vous,
et il sera en vous.
Je ne vous laisserai pas orphelins,
je reviens vers vous.
D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus,
mais vous, vous me verrez vivant,
et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous reconnaîtrez
que je suis en mon Père,
que vous êtes en moi,
et moi en vous.
Celui qui reçoit mes commandements et les garde,
c’est celui-là qui m’aime ;
et celui qui m’aime
sera aimé de mon Père ;
moi aussi, je l’aimerai,
et je me manifesterai à lui. »
Sa réflexion
Le monde d’aujourd’hui va vite, on a l’impression d’être pris dans un courant où tout veut nous séparer: les réseaux, les publicités qui promettent d’être parfaits, les soucis du travail ou de la santé. Et puis dans l’évangile de ce dimanche, on entend une invitation simple et puissante: ne pas être laissés seuls. Jésus dit: « Je vais vous préparer une place », et puis: « Je vous donne un autre Défenseur ». On comprend que la vie n’est pas une série de luttes isolées, mais qu’il y a une présence qui marche avec nous, qui écoute nos craintes et nos questions, même quand on a du mal à mettre des mots là-dessus. Dans notre vie actuelle, où les murs numériques peuvent nous faire croire qu’on est seul, cette promesse est comme une bougie: ce n’est pas la lumière qui nous protège du vent, mais la conscience qu’il y a quelque chose qui habite notre humanité, qui nous rappelle qui nous sommes et vers quoi nous sommes appelés. Le Défenseur n’est pas une force extérieure abstraite: c’est une relation, une présence qui ne nous abandonne pas quand on trébuche ou quand on doute. Alors, comment accueillir cette compagnie au quotidien? En respirant un peu, en laissant l’égo de côté pour écouter l’autre, en acceptant l’aide humble d’un ami, d’un inconnu ou d’un silence qui parle. Être aimé, c’est apprendre à aimer ceux qui nous entourent, et c’est dans ce mouvement que la promesse devient vie: elle nous soutient, nous réconcilie, nous pousse à relever des défis avec douceur et courage.

Laisser un commentaire