Ma réflexion du jour.

On parle souvent du bonheur comme d’un état parfait, sans nuages, où tout va bien tout le temps. Mais est-ce vraiment possible dans une vie humaine, avec ses hauts et ses bas, ses obligations, ses imprévus, ses peurs et ses rêves qui changent tout le temps ? Le bonheur parfait pourrait être compris autrement: pas comme une absence de défauts, mais comme une façon d’être en paix avec soi et avec les autres malgré ces défauts. C’est peut-être ce moment où l’on accepte que tout ne sera pas ce que l’on espérait, mais où l’on décide quand même d’y mettre du sens: un travail qui a du goût même s’il est difficile, une relation qui demande des efforts mais qui se renforce avec le temps, une routine qui offre un cadre sûr pour rêver ensuite. Le bonheur parfait pourrait aussi être une pratique: se lever avec une intention, prendre le temps d’écouter, dire merci, pardonner, rire quand c’est possible, et aussi pleurer quand c’est nécessaire, sans honte. Cela implique de se délivrer des comparaisons inhumaines, des images irréalistes qui circulent sur les réseaux et dans les pubs. Il demande de choisir la qualité du présent plutôt que l’audace inutile du « encore mieux ». En somme, le bonheur parfait pourrait être une harmonie fragile entre ce que l’on a et ce que l’on souhaite, une capacité à savourer les petites choses et à rester ouvert au changement, sans prétendre tout contrôler. Si on peut trouver ce point d’équilibre, peut-être que le bonheur n’est pas une destination mais une pratique quotidienne qui rend la vie plus humaine et plus lumineuse.

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