L’Evangile
« Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15-20)

Alléluia. Alléluia.
Nous proclamons un Messie crucifié,
il est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
Alléluia. (cf. 1 Co 1, 23a-24b)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là,
Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit :
« Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé
sera sauvé ;
celui qui refusera de croire
sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront
ceux qui deviendront croyants :
en mon nom, ils expulseront les démons ;
ils parleront en langues nouvelles ;
ils prendront des serpents dans leurs mains
et, s’ils boivent un poison mortel,
il ne leur fera pas de mal ;
ils imposeront les mains aux malades,
et les malades s’en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus,
après leur avoir parlé,
fut enlevé au ciel
et s’assit à la droite de Dieu.
Quant à eux,
ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile.
Le Seigneur travaillait avec eux
et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.
Sa réflexion
On entend Jésus qui dit: allez dans le monde entier, proclamez l’Evangile à toute la création. Et là, sérieusement, on se dit: bon, c’est quoi notre monde aujourd’hui? On a nos routines, nos réseaux, nos petites fiertés, nos petites luttes pour tenir le coup. On se croit souvent hors du récit, comme si la foi était un supplément, une option qui ne peut pas coexister avec nos journées occupées et nos doutes. Et puis Jésus répète: ceux qui croiront, qui seront baptisés, seront sauvés; ceux qui n’adhèrent pas seront condamnés. Ça sonne fort, peut-être même un peu sec, mais c’est une invitation à choisir: est-ce que je mets l’Evangile au centre de mes gestes, de mes conversations, de mes choix? Dans nos vies, parler de l’Evangile, ce n’est pas seulement répéter des mots; c’est témoigner par la manière dont on accueille l’autre, dont on pardonne, dont on persévère dans l’espérance, même quand les finance et les projets personnels réclament tout notre temps et notre énergie. Le Seigneur agit aussi par des signes: il les accompagne ceux qui proclament avec des gestes, des regards, des mains qui aident; ces signes ne font pas du bruit inutile, ils ouvrent des chemins de dialogue et de miséricorde. Alors oui, proclamer l’Evangile aujourd’hui peut sembler difficile: dans nos rues, nos lieux de travail, nos familles, il y a des obstacles: la peur du regard des autres, les promesses faciles des plaisirs éphémères, les blessures qui traînent et qui rendent méfiants. Mais l’Evangile donne une direction simple et puissante: la douceur, la vérité qui ne craint pas de regarder en face les addictions, les pauvretés et les angoisses. L’important, ce n’est pas d’être parfait, mais d’être faithful, fidèles au rendez-vous quotidien: chercher le Christ dans les gestes simples, partager ce qui donne sens, même si cela paraît déroutant ou fragile. Proclamer l’Evangile, ce n’est pas un projet militant abstrait: c’est une invitation à habiter le monde avec une autre lumière, à ne pas renoncer à l’espoir quand tout semble s’éteindre; c’est offrir une parole qui réconforte, une écoute qui libère, une main tendue qui redonne le courage. Et Jésus assure: il est avec nous jusqu’à la fin des temps. Alors, gardons le cap: dans les succès comme dans les échecs, dans les richesses et les fatigues, dans les hésitations et les gestes de bonté, restons ouverts à la présence de celui qui nous envoie et qui nous transforme; c’est dans cette simplicité courageuse que l’Evangile se fait lumière dans nos vies et autour de nous.

Laisser un commentaire