Le syndrome du « Je rêve de paix, mais… »

Nous sommes tous un peu comme des enfants gâtés spirituels. On se plaint souvent de notre vie : « C’est difficile », « Je n’ai pas de chance », « Pourquoi Dieu ne fait-il rien ? »

On passe notre temps à attendre un grand changement, un signe spectaculaire du ciel : un ange qui descend, une voix forte, un courriel signé de saint Pierre. En attendant ce grand « boum » divin, on reste les bras croisés, un peu aigri.

Mais le problème, c’est que nous avons déjà la solution entre les mains, et nous la refusons par paresse ou par orgueil.

La paix : elle ne tombe pas du ciel, elle sort du cœur

Nous voulons la paix autour de nous : moins de disputes en famille, un monde plus juste, des journées moins stressantes.

Mais quand il s’agit de faire le premier pas, on recule :

  • On veut que l’autre s’excuse d’abord. On refuse de faire le geste simple d’appeler cette personne avec qui on est fâché, sous prétexte que c’est « sa faute ». Pourtant, faire la paix, c’est souvent accepter de se rendre un peu vulnérable en disant : « Je t’aime plus que ma rancune. » C’est ça, le premier pas.
  • On veut moins de stress, mais on ne lâche rien. On continue de courir après trop de choses, d’accepter trop de travail, puis on se plaint d’être fatigué. La paix commence par le « non » qu’on apprend à dire aux choses qui nous épuisent.

La paix n’est pas un cadeau que Dieu nous lance d’en haut ; c’est un fruit qu’il nous demande de cultiver en nous-mêmes, par nos choix.

Dieu travaille en silence (et dans le quotidien)

Nous cherchons le « signe de Dieu » avec des jumelles pointées vers le ciel. On se dit : « Si je gagne au loto, c’est un signe que je dois aider les pauvres ! »

Pendant ce temps, on rate les millions de petits signes qui sont juste devant nos pieds :

  1. Le signe de l’aide : Un collègue a besoin d’un coup de main. C’est Dieu qui vous offre l’occasion d’être sa bonté.
  2. Le signe de la parole : Vous ouvrez la Bible (ou une simple réflexion) et une phrase vous interpelle. C’est Dieu qui murmure.
  3. Le signe du réconfort : Le silence apaisant après une journée chargée. C’est Dieu qui vous dit : « Repose-toi, je suis là. »

Dieu agit rarement dans le grandiose. Il préfère le simple et le petit. Il ne vient pas comme le tonnerre, mais comme la brise légère (un peu comme Élie dans la Bible).

Agir aujourd’hui

La foi chrétienne n’est pas une simple attente passive. C’est un mouvement. Si vous attendez un signe pour savoir si vous devez aimer votre prochain, vous avez déjà raté le message essentiel de l’Évangile.

  • Arrêtez d’attendre le grand miracle.
  • Commencez à être le petit miracle de paix et de bonté pour quelqu’un d’autre, dès aujourd’hui.

C’est souvent dans le courage de faire le tout petit premier pas que Dieu peut enfin manifester toute sa puissance.

Laisser un commentaire