L’Evangile

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » (Lc 11, 14-23)

Gloire à toi, Seigneur,
honneur, puissance et majesté !

Maintenant, dit le Seigneur,                                                              
revenez à moi de tout votre cœur,
car je suis tendre et miséricordieux.
Gloire à toi, Seigneur,
honneur, puissance et majesté !
(cf. Jl 2, 12-13)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet.
Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler,
et les foules furent dans l’admiration.
Mais certains d’entre eux dirent :
« C’est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu’il expulse les démons. »
D’autres, pour le mettre à l’épreuve,
cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit :
« Tout royaume divisé contre lui-même devient désert,
ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul
que j’expulse les démons.
Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
En revanche, si c’est par le doigt de Dieu
que j’expulse les démons,
c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais,
tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort survient et triomphe de lui,
il lui enlève son armement, auquel il se fiait,
et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ;
celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

Sa réflexion

Aujourd’hui, l’évangile de Luc 11, 14-23 raconte une scène au cœur du combat entre lumière et ténèbres, où Jésus expulse un démon et suscite des réactions diverses: certains reconnaissent la puissance de Dieu, d’autres s’interrogent et cherchent des preuves. Jésus met en lumière une condition essentielle: la véritable séparation entre le bien et le mal n’est pas vue comme une simple démonstration de force, mais comme une cohérence intérieure et une sagesse de vie. Quand Jésus agit, il révèle que le règne de Dieu ne peut coexister avec une “union de forces opposées” qui se neutralisent ou se divisent. LeV texte nous invite à examiner nos propres loyautés et priorités: à qui ou à quoi donnons-nous notre fidélité ? Sommes-nous prêts à reconnaître la présence du bien lorsque cela nécessite de quitter des habitudes qui nous enferment ou qui nous divisent ? Le Carême est alors un temps favorable pour réorienter nos choix vers une unité plus profonde avec Dieu, afin que notre vie entière, paroles et actions, soit cohérente avec l’amour du Christ.

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