L’Evangile

Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé qu’aux seuls Juifs (Lc 4, 24-30)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
    Gloire à toi, Seigneur.

J’espère le Seigneur, et j’attends sa parole
près du Seigneur est l’amour, l’abondance du rachat.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
     Gloire à toi, Seigneur.
(Ps 129, 5.7)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Dans la synagogue de Nazareth,
Jésus déclara :
« Amen, je vous le dis :
aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
En vérité, je vous le dis :
Au temps du prophète Élie,
lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,
et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre,
il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles,
mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon,
chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée,
il y avait beaucoup de lépreux en Israël ;
et aucun d’eux n’a été purifié,
mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue,
tous devinrent furieux.
Ils se levèrent,
poussèrent Jésus hors de la ville,
et le menèrent jusqu’à un escarpement
de la colline où leur ville est construite,
pour le précipiter en bas.
Mais lui, passan

Sa réflexion

Vous connaissez ce moment où on croit comprendre ce que Dieu peut faire pour nous, et puis, d’un coup, Dieu vient bouleverser nos certitudes ? Dans ce passage, Jésus revient à Nazareth et annonce une parole qui ne passe pas comme d’habitude : il lit Isaïe, puis il dit que ces paroles s’appliquent aussi à Lui, et surtout à ceux qui semblent les moins dignes d’attention. Le peuple, qui connaît Jésus, se dit: “Mais ce garçon, il n’a pas grandi comme nous, il n’a pas de pedigree, pourquoi l’écouterait-on?” Et puis, d’un seul coup, ils s’indignent et veulent le jeter du haut de la falaise.

Aujourd’hui, on peut reconnaître une tentation similaire en nous: croire que Dieu agit surtout “là-bas” ou dans des miracles spectaculaires, et du coup ignorer les lieux ordinaires où Dieu se révèle — dans le quotidien, dans nos petites invisibilités, dans les personnes qui passent souvent inaperçues. Jésus nous rappelle que Dieu est libre, qu’il agit hors nos cadres, et que sa bonté va bien au-delà de nos attentes humaines. Il ne se limite pas à nos scripts. Alors, comment vivre cela au quotidien ? En restant ouverts à l’imprévu de Dieu, en accueillant ceux qui ne correspondent pas à nos idées reçues, et en reconnaissant que chacun peut être porteur d’une bonne nouvelle, même dans nos quartiers, nos rues, nos maisons.

On peut aussi entendre que la foi ne se nourrit pas de nostalgie pour ce que Dieu a fait hier, mais d’un regard qui se met en mouvement aujourd’hui: écouter, partager, agir sans se croire détenteur de la vérité ultime. Comme Jésus, oser dire: “Ce que Dieu fait pour moi, il le fait aussi pour les autres, même ceux qui n’en ont pas l’air.” Et peut-être que, dans les petites gestes, dans les conversations quotidiennes, Dieu sème la bonté, guérit des blessures, réconcilie des relations, et ouvre des chemins que nous ne voyons pas tout de suite.

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