Seigneur,

fais grandir en moi cette attention fragile et précieuse: cherche plutôt ce qui touche le cœur, ce qui m’ouvre à la vie et à l’autre.

Aide-moi à ralentir devant la frénésie du jour, à accueillir les gestes simples qui disent « je suis là ».

Donne-moi un sourire offert sans calcul, une parole qui n’emprisonne ni ne juge, un silence qui laisse l’autre parler et être.

Ouvre en moi une porte entrouverte, pour que la lumière de Ta présence puisse passer, non comme un prodige spectaculaire, mais comme une douceur qui réchauffe.

Permets que mon regard ne s’obstine pas dans les certitudes, mais qu’il découvre l’autre dans sa fragilité, sa joie, sa quête. Apprends-moi à écouter vraiment, à dire « je t’écoute » et à laisser l’autre être tel qu’il est.

Que ce Carême ne soit pas une performance, mais une reconquête de l’humanité qui se perd parfois: une vie qui se donne, une douceur qui se partage, une humilité qui s’ouvre au Dieu vivant qui nous habite.

Seigneur, que chaque petite ouverture en moi abrite Ta lumière et qu’elle rayonne autour de moi, pour que, pas à pas, le royaume s’éveille dans les gestes simples de chaque jour.

Amen.

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