Tu sais, on vit dans une société où la propreté extérieure compte beaucoup: les looks, les apparences, les étiquettes. Mais ce que Jésus regarde, ce n’est pas ça du tout. Il ne mesure pas notre valeur à la poussière sur nos mains ou à la façon dont on arrange nos dorures spirituelles. Il voit ce qui coule en nous, ce qui sort de nous quand tout devient plus dur.

D’abord, nos choix. Chaque jour, on choisit quoi faire, quoi dire, à qui pardonner. Parfois, c’est simple: tendre la main à quelqu’un qui n’a pas besoin que tu le fasses nécessairement, mais qui en a besoin. Parfois, c’est plus difficile: dire non à ce qui te ferait du bien au moment où tu sais que ce serait blessant pour quelqu’un d’autre. Jésus voit ce fil invisible qui relie nos décisions à la vie autour de nous. Ce n’est pas la perfection qui le rassasie, mais une vie qui cherche la bonté, même dans les petites choses.
Ensuite, nos mains qui donnent. On peut avoir des mains propres, mais ce qui compte, c’est ce qu’on en fait: partager ce qu’on a, prendre le temps pour l’autre, être présent. J’ai l’impression que, dans nos vies pressées, ce geste simple peut représenter une vraie richesse: se défaire un peu de soi pour nourrir quelqu’un qui a faim, d’un point de vue matériel ou émotionnel.
Nos oreilles qui écoutent. Écouter, vraiment écouter, ce n’est pas juste attendre son tour pour parler. C’est accueillir la fragilité, les silences qui disent plus que les mots, les doutes qui hésitent à sortir. Jésus voit quand on cesse d’écouter pour juger; il voit aussi quand on accueille, même sans comprendre tout de suite, et qu’on se met en mouvement pour comprendre mieux.
Nos cœurs qui pardonnent. Le pardon, ce n’est pas une théorie abstraite. C’est une énergie qui traverse nos gestes et nos relations. Pardonner, ce n’est pas oublier; c’est choisir de ne pas laisser la blessure nous définir et de laisser l’autre recommencer. Quand on pardonne, on ouvre la porte à une vie qui peut encore être belle ensemble, malgré les blessures.
Et puis il y a les fois où c’est difficile. On peut avoir une apparence ordinaire, des habitudes qui semblent bonnes, et pourtant le cœur peut être encore taxé par la fierté, la rancœur, ou le souci de paraître. Jésus nous rappelle que la vraie propreté vient du dedans, du désir de vivre en vérité avec soi, avec les autres et avec Dieu.
Alors peut-être que la vraie vie, ce n’est pas d’être impeccable en surface, mais d’être conscient de ce qui circule en nous et autour de nous: les choix qui nourrissent, les mains qui donnent, les oreilles qui écoutent, les cœurs qui pardonnent. C’est là où la grâce peut travailler, là où la foi peut devenir mouvement, et là où nos vies peuvent devenir une petite histoire d’amour qui dépasse nos peurs et nos petites vanités.

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