Tu connais ce nom, José de Calasanz? On le voit comme le type qui a fondé les PIARISTES, les clercs qui ont choisi d’enseigner et d’éduquer les enfants pauvres. Mais au fond, son message, ce n’est pas une grande révolution spectaculaire, c’est plutôt une invitation à agir avec ce qu’on a ici et maintenant.

Calasanz nous rappelle que l’éducation n’est pas seulement remplir des têtes de savoirs, c’est aussi nourrir des cœurs. Il voyait chaque enfant comme quelqu’un qui mérite une place à la table, une attention, un espace pour grandir. Et c’est là qu’on peut faire le lien avec nos vies d’aujourd’hui: dans nos familles, nos quartiers, nos lieux de travail. Comment on peut être présent pour ceux qui n’ont pas la voix la plus forte? Comment on peut faire en sorte que le savoir qu’on détient ne soit pas juste un prestige, mais un outil qui donne des chances?

On peut penser à quelques gestes simples, inspirés par son esprit:

  • écouter avant d’imposer: prendre le temps de comprendre ce que vit quelqu’un, plutôt que de sauter sur le prochain conseil ou la prochaine solution.
  • rendre accessible l’éducation et la culture: partager le savoir sans arrogance, accompagner ceux qui hésitent à poser des questions, proposer des passerelles pour que chacun puisse apprendre, quels que soient ses moyens.
  • agir avec une pédagogie de la patience: reconnaître que l’apprentissage prend du temps, célébrer les petites avancées, et ne pas abandonner quand c’est difficile.
  • voir les plus vulnérables comme des partenaires d’apprentissage: les enfants, les jeunes, mais aussi les personnes en difficulté, les nouveaux arrivants; leur donner une place, une voix et des outils pour grandir.
  • travailler pour l’équité dans les gestes du quotidien: offrir des ressources, un regard juste, et des opportunités concrètes plutôt que des promesses vaines.

Et puis, ce que Calasanz nous laisse aussi, c’est l’idée que l’éducation est un acte vivant, qu’elle se transmet par des gestes répétés: un sourire, un mot d’encouragement, une aide pratique, une porte ouverte à l’expérimentation et à l’erreur. Ce n’est pas seulement transmettre des connaissances, c’est éveiller la dignité humaine, c’est croire que chacun peut devenir acteur de son propre learning et, par ricochet, acteur de la société.

Si on le transpose dans nos vies, on peut se demander:

  • quel petit geste d’éducation et d’attention puis-je offrir aujourd’hui à quelqu’un autour de moi?
  • comment puis-je rendre accessible ce que je sais, sans prétention ni jugement?
  • quels lieux dans ma vie puis-je transformer en espaces d’apprentissage pour les autres, même avec peu de ressources?

En somme, Calasanz nous invite à faire de chaque jour une petite école de la bonté et du savoir partagé. Pas besoin de grands slogans: juste une présence constante, un souci d’équité, et la volonté de voir chaque personne comme quelqu’un qui peut apprendre et enseigner à son tour.

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