On vit dans des périodes où le contexte social peut sembler corrompu ou impitoyable: les infos s’enchaînent, les jalousies et les calculs passent pour des stratégies, et parfois on a l’impression que tout est permis si ça sert nos intérêts. Dans ce décor gris, il y a pourtant une petite énergie qui peut nous traverser: la possibilité de rester fidèle à ce qui est juste, même quand tout autour nous presse à faire le contraire.

Ça peut commencer par une tout petite chose: dire la vérité même si elle est lourde à porter, refuser une arnaque facile, ou choisir d’écouter plutôt que d’imposer. Ou encore, garder une parole qui respecte la dignité de chacun, même quand le moment est propice à la flatterie ou à l’indifférence. Ce n’est pas une grande révolution spectaculaire à chaque fois, mais une série de gestes simples qui tracent une ligne.

Dans les passages évangéliques, on voit souvent que la justesse n’est pas le chemin le plus rapide ni le plus confortable. Elle demande du courage, oui, mais elle donne aussi une étrange liberté: la liberté de ne pas être dévoré par les pressions du temps et des puissants. Rester juste, ce n’est pas faire une pose morale; c’est s’aligner sur une réalité plus profonde: chaque personne compte, chaque promesse a un poids, et la vie n’est pas une marchandise à échanger selon le vent du jour.

Alors, comment on vit ça ici, aujourd’hui? En refusant les compromis qui blessent autrui ou écrasent la vérité sous le tapis du « ça se fait ». En cherchant des alternatives qui honorent la dignité de tous les impliqués: employees, clients, voisins, migrants, personnes seules. En priant ou en méditant – selon ce qui te parle – pour demander la force de rester fidèle, pas pour gagner l’approbation des autres, mais pour préserver ta conscience en paix.

Petite pratique pour la semaine:

  • chaque soir, repense à un choix fait ou à un mot prononcé: était-ce juste? si non, qu’est-ce que je ferais différemment la prochaine fois?
  • si tu es témoin d’un comportement injuste, demande-toi: quelle est la chose juste que je peux dire ou faire sans aggraver la blessure?
  • prends un moment pour remercier ce qui t’a aidé à rester fidèle aujourd’hui, même si c’était difficile.

C’est peut-être là, dans ces gestes répétitifs et modestes, que se révèle une vraie force: une vie qui, même dans le contexte le plus dur, choisit de rester fidèle à ce qui est juste. Et cette fidélité peut devenir contagieuse, un souvenir qui rappelle que l’espoir n’est pas une illusion, mais une pratique quotidienne.

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