Frères et soeurs,

Aujourd’hui, on entre dans le 5e dimanche ordinaire de l’année A, et l’évangile de Matthieu nous parle d’un miel précieux mais parfois oublié: notre rôle de disciples dans le monde. Jésus dit: vous êtes le sel de la terre et vous êtes la lumière du monde. Ça peut sembler grandiose, mais en réalité, c’est une invitation à des gestes simples qui changent le quotidien.

Le sel, cette petite chose étonnante Jésus compare ses disciples à du sel. Le sel, c’est pas seulement pour le goût, c’est aussi un conservateur, un révélateur. Dans nos vies, être le sel, ce peut être:

  • Ajouter une touche de vérité et d’honnêteté dans les conversations, même quand c’est gênant.
  • Aider à protéger ce qui est fragile autour de nous: la confiance, l’amitié, l’intégrité.
  • Rendre les autres plus “savoureux” moralement: encourager, soutenir, refuser les comportements qui blessent.

Mais attention: le sel peut perdre sa saveur s’il s’imbibe de compromis. Dans nos classes, nos groupes, nos réseaux, il peut être facile de dire: “Ce n’est pas si grave,” ou “Tout le monde fait pareil.” Le message de Jésus, c’est de rester fidèle à ce qui est juste, même quand c’est inconfortable.

La lumière, cette présence qui éclaire Et puis la lumière: pas une lampe avec des projecteurs, mais une lampe qui éclaire le chemin, pas pour nous mettre en avant, mais pour que d’autres voient le chemin vers ce qui est bon. Être lumière, c’est:

  • Pointer vers les autres plutôt que vers soi: aider quelqu’un qui est seul, veiller à ne pas se moquer, parler avec bienveillance.
  • Refuser les réseaux toxiques ou les ragots qui déshumanisent. Exercer la pudeur de nos paroles.
  • Illuminer par des gestes simples: un sourire, une parole d’encouragement, un aide à faire les devoirs, un mot pour dire “tu comptes.”

Concrètement, que faire dans la vie de tous les jours?

  • Dans les cours, poser des questions qui éclairent plutôt que de seulement suivre le mouvement.
  • Dans les groupes, inviter ceux qui restent en marge à participer, plutôt que de les laisser de côté.
  • Sur les réseaux, partager ce qui construit et répare plutôt que ce qui blesse ou ridiculise.
  • En cas d’erreur, être prêt à reconnaître et à réparer: “dire la vérité même si ça coûte.”

Oui, foi et action: une lumière qui ne s’éteint pas Être sel et lumière, ce n’est pas une performance, c’est une posture—celle qui transforme les gestes quotidiens en gestes de bonté et de vérité. Jésus ne demande pas d’être parfait, mais d’être constants dans l’amour et la honnêteté. Quand on choisit la clarté plutôt que le bruit, quand on choisit de parler avec délicatesse et justice, on devient, sans bruit, une présence qui réchauffe, un chemin qui éclaire.

Oui, frères et soeur, il y a un appel à l’action Alors ce dimanche, demandons au Seigneur la grâce de:

  • voir les occasions où l’on peut être sel et lumière, même petites.
  • avoir le courage de dire ou faire ce qui est juste, même si cela coûte.
  • être des témoins qui, par leur vie, montrent qu’un autre chemin est possible.

Et nous pourrions conclure en priant comme ceci: Seigneur, aide-moi à être sel dans ma façon d’être et lumière dans ma manière d’agir. Donne-moi la douceur et la force pour éclairer les autres, pour aimer sans détour, et pour rester fidèle à ce qui est juste, même quand c’est difficile.

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