
Le 5e dimanche ordinaire A, c’est le texte qui parle de l’être “sel de la terre” et de la lumière “qui éclaire sans la cacher”. Dans Matthieu 5, 13-16, Jésus dit que ses disciples sont comme du sel et comme une lampe posée sur un piédestal. Ça peut paraître grandiose, mais ce que ça veut dire concrètement, c’est: aujourd’hui, ici et maintenant, chacun peut contribuer à rendre le monde un peu plus vivant, un peu moins lourd.
Se préparer à vivre ce message, c’est d’abord se rappeler que l’impact n’est pas réservé aux autres, aux personnes “spéciales”. C’est pour chacun: au travail, dans les trajets, dans les conversations, dans les gestes du quotidien. Le sel n’a pas besoin d’être spectaculaire pour faire son travail: il agit en petit, mais de façon durable. De même, la lumière ne demande pas d’installer des projecteurs; elle peut simplement être une présence calme qui aide l’autre à voir plus clair.
Alors, comment se préparer concrètement?
- Révéler le meilleur sans chercher le mérite: être utile sans attendre une juste reconnaissance. Un petit geste de patience face à un collègue fatigué, une parole qui apaise, une aide discrète à quelqu’un qui galère.
- Être présent, pas parfait: la lumière, ce n’est pas l’absence d’ombres, c’est la présence qui éclaire ce qui est là. Accepter d’être là, même quand on se sent limité ou fatigué.
- Travailler la sincérité: dire ce qu’on peut faire, et ce qu’on ne peut pas. Pas de fard, juste une clarté qui évite les malentendus et les faux espoirs.
- Cultiver l’attention: remarquer les petites choses qui font du bien autour de nous—un sourire, une porte tenue, une remarque qui remet en place. Ce sont souvent ces micro-actions qui créent une atmosphère plus légère, plus sûre.
- Déployer la sagesse du quotidien: quand on se voit soumis à la tentation du pessimisme ou du cynisme, se rappeler que notre rôle est d’apporter une lumière, pas d’asséner des vérités lourdes. Parfois, un mot d’encouragement suffit à redonner envie d’avancer.
- S’imaginer comme part de quelque chose de plus grand: pas seul contre le monde, mais en communion avec d’autres qui aussi veulent être utiles. Ensemble, nos petites lumières peuvent transformer des pièces sombres en espaces où l’on peut respirer.
En pratique, ce dimanche peut devenir un point de départ: prendre un petit engagement pour la semaine—quelque chose de simple et réalisable. Par exemple:
- chaque jour, dire une phrase positive à quelqu’un sans attendre de retour.
- écouter vraiment quelqu’un qui a besoin de parler, sans couper la parole.
- faire une chose utile pour quelqu’un d’autre sans chercher de reconnaissance.
Au fond, vivre ce passage, c’est choisir explicitement de ne pas se cacher. On peut être “sale de la terre” dans le sens où on est touché par la vie des autres et où on agit pour la rendre meilleure, pas en grand discours, mais par des gestes constants. Si tu veux, on peut adapter cette réflexion à un contexte précis (famille, travail, école, quartier) ou la raccourcir pour une méditation rapide.

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