Quand on entend parler de Saint Blaise, on pense tout de suite à cette histoire de pain et de bénédiction des gorges, à ce miracle qui passe par des gestes concrets. Mais si on sort un peu du cadre “miracle” et qu’on regarde ce que Blaise représentait vraiment, on peut y trouver une invitation à prendre soin de ce qui nous traverse — notre corps, notre voix, nos mots, et surtout les liens qu’on entretient avec les autres.

Blaise était connu pour être médecin et homme de foi qui prenait le temps d’écouter les gens, de regarder ce qui faisait mal et d’agir avec douceur. Aujourd’hui, dans nos vies remplies, ce message peut se traduire par des gestes simples mais importants: prendre soin de notre santé et celle des autres, parler avec douceur quand la douleur ou la détresse se dit dans une voix qui tremble, et ne pas sous-estimer le pouvoir d’un petit soin, d’un coup de main, d’un mot rassurant.

On peut aussi lire Blaise comme un appel à la parole qui guérit. Dans nos échanges, on a souvent l’envie d’avoir raison, de gagner, de faire taire la peur ou la douleur par des phrases qui sonnent fort. Blaise nous rappelle, peut-être, que parfois ce qui guérit le plus, ce n’est pas ce qu’on crie, mais ce qu’on ose dire doucement: “tu n’es pas seul,” “je suis là pour t’écouter,” “on va traverser ça ensemble.” C’est le pouvoir de la présence—être là, vraiment là, sans chercher à résoudre tout de suite, juste accompagner.

Et puis il y a le signe de la bénédiction des gorges. Pour moi, cela peut être lu comme une invitation à parler avec une intention de bonté, à offrir des mots qui protègent, qui réconfortent et qui donnent de la lumière à quelqu’un qui a froid ou qui a mal quelque part. Dans nos vies, on peut devenir des “Saint Blaise” à notre manière: des personnes qui savent poser une main sur l’épaule de quelqu’un qui souffre, qui savent orienter les autres vers ce qui peut les aider, qui savent parfois dire non à ce qui serait nuisible pour préserver ce qui est précieux: la santé, la paix, les relations.

Enfin, Blaise nous rappelle la fragilité: nous sommes tous vulnérables à un moment ou à un autre. Accepter cette réalité peut nous pousser à être plus gentils avec nous-mêmes et plus généreux envers les autres. Ce n’est pas une invitation à la peur, mais une invitation à la sagesse: écouter ce que notre corps, nos émotions, nos relations demandent, et agir avec délicatesse.

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