On peut sortir d’un moment difficile en se rappelant une chose simple mais pas toujours facile à vivre: la réponse au danger n’est pas de le minimiser, ni de l’ignorer, mais de ne pas lui donner le dernier mot. Dans nos vies, la panique frappe sans prévenir: projets qui vacillent, certitudes qui s’effondrent, et puis ce vertige où on se dit que tout va s’arrêter là.

Cette idée, on peut la mettre en mots de tous les jours: quand l’alarme retentit, on peut choisir d’écouter la crainte ou d’écouter autre chose qui parle plus fort que le bruit. Ce “quelque chose” peut être une parole, une présence, une image qui nous rappelle une solidité plus grande que nos émotions passagères. Ce n’est pas une promesse d’abolir le danger tout de suite; c’est une promesse de ne pas être reduit par lui. C’est comme si, au milieu de la tempête intérieure, on entendait une voix qui dit: « Regarde plus loin. Respire. Tiens bon. Tu n’es pas seul dans ce coup de vent. »
Dans les moments où tout tremble — au travail, en famille, dans la maladie, dans le doute qui s’installe — cette voix peut prendre des formes diverses: une parole de soutien d’un ami, un passage de l’Écriture qui revient contre nos pensées les plus fortes, une pratique qui remet les choses à leur place (respiration, silence, prière, gratitude). Elle ne fait pas disparaître le danger, mais elle change notre posture face à lui: on n’est plus défait par lui, on se rappelle que nous sommes appelés à avancer avec ce qui tient plus que nous.
Pour moi, ce qui fait la différence, ce sont les gestes modestes mais constants: demander de l’aide plutôt que porter seul le fardeau, reconnaître que la peur est humaine mais qu’elle ne doit pas tout définir, choisir une parole qui calme plutôt que le bruit qui pousse à fuir ou à réagir sans réfléchir. C’est une dynamique d’humilité et de confiance: admettre ce qui est fragile, et choisir une direction qui donne du sens même au milieu des vagues.
Et vous, dans votre vie, où est-ce que vous ressentez le besoin de ne pas laisser la panique écrire l’histoire? Où pourriez-vous inviter une parole qui vous rappelle une solidité qui résiste à l’éphémère? Cela peut être aussi simple qu’un silence partagé, une promesse répétée, ou une action qui dit: « Allons-y pas à pas, ensemble, sans disparaître dans la peur. »

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