On parle souvent de Bosco comme du père des jeunes, mais si on regarde plus près, c’est surtout quelqu’un qui nous rappelle une chose simple: on n’est pas faits pour tout faire tout seul. Saint Jean Bosco, c’est ce gars qui a commencé avec peu, mais qui a cru que chaque jeune mérite d’être vu, entendu et aidé à trouver sa place.

Dans nos vies, on peut se sentir comme des pièces éparpillées: des passions qui s’embrouillent, des devoirs qui s’empilent, des doutes qui prennent la tête. Bosco nous invite à regarder ces pièces non pas comme des fardeaux, mais comme des morceaux d’un tout à composer ensemble. Il disait souvent que le vrai miracle, c’est de voir les jeunes tels qu’ils sont et de croire en ce qu’ils peuvent devenir, si on prend le temps de les guider avec douceur et avec une parole qui porte.

Ce qui frappe chez lui, c’est son côté pratique. Il n’a pas attendu des conditions idéales: il a créé des méthodes simples, des petites habitudes qui faisaient grandir les jeunes pas à pas: une conversation qui s’allonge autour d’un métier, une prière partagée, un jeu qui dédramatise l’échec, une autre voix qui dit « toi aussi tu comptes ». Et puis, il avançait avec un parfois réconfortant mélange de fermeté et de bienveillance: exiger le meilleur tout en restant prêt à soutenir quand ça se casse la figure.

Pour nous aujourd’hui, dans nos vies de tous les jours, la leçon est là: on peut agir avec une posture bosco oblige: regarder l’autre avec attention, l’écouter sans vouloir tout régler tout de suite, et proposer des pas concrets qui feront avancer, même petitement. Parfois, c’est juste être présent, appeler, accompagner un ami qui hésite, aider un collègue qui se sent dépassé, ou ouvrir une porte à un jeune qui cherche sa voie.

Et puis, il y a cette idée centrale: la foi n’est pas une forteresse isolée, mais un chemin partagé. On peut puiser de l’inspiration chez Bosco pour rendre nos lieux de vie (famille, école, boulot, communauté) plus accueillants, plus vivants. On se rappelle que chaque rencontre peut devenir une occasion de grandir: un mot qui relève, une oreille qui entend, une main qui soutient.

Laisser un commentaire