Voici une réflexion en langage parlé, qui parle de nos vies aujourd’hui et du thème: nous sommes appelés à être “famille” les uns pour les autres.

Parfois, on croit que la famille, c’est juste le nom sur l’acte de naissance, les repas du dimanche, ou les anecdotes qui reviennent à chaque réunion. Et puis, dans le bus, au bureau, sur les réseaux, on voit bien que la vraie vie, c’est aussi des liens qui se tissent autrement: des mains tendues, des mots qui rassurent, des gestes qui font du bien sans qu’on ait besoin d’un “pourquoi” grandiose.

Et si on se posait la question simple: qu’est-ce que ça veut dire, être famille les uns pour les autres, aujourd’hui? Pas la famille parfaite dans les photos, non. La vraie famille, c’est celle qui reste quand tout vacille: quand un ami perd son emploi, quand un voisin se retrouve seul, quand quelqu’un a besoin d’un endroit où poser sa tête et être accepté tel qu’il est, sans jugement.

On peut penser que “famille” ça se gagne ou se mérite. Mais la vraie magie, c’est que ça peut aussi se découvrir, se choisir, se construire, chaque jour, pas seulement avec nos liens du sang, mais avec ceux que l’on accueille sur notre route: collègues qui restent après la pause pour écouter, voisins qui s’organisent pour une aide, frères et sœurs dans la foi qui se rappellent que la vie, ce n’est pas une compétition, c’est une aventure partagée.

Dans ce qu’on vit, on a parfois l’impression que l’amour fraternel est une belle idée, mais pas toujours pratique. Or, être familiaux les uns pour les autres, ce n’est pas nécessairement se réinventer des miracles; c’est plutôt:

  • accueillir sans condition, même quand l’autre ne correspond pas à l’image qu’on aimerait;
  • pardonner, même quand c’est dur et que ça demande du courage;
  • partager ce qu’on a, pas juste ce qui reste ;
  • accompagner sur le chemin des petits pas: un coup de fil, un café, une présence silencieuse qui dit “tu n’es pas seul”.

On peut se poser aussi cette question: quelles petites choses concrètes puis-je faire cette semaine pour nourrir cette idée que nous sommes une grande famille? Peut-être:

  • tendre la main à quelqu’un qui a du mal à trouver sa place;
  • revisiter mes habitudes pour inclure quelqu’un qui se sent exclu;
  • prendre le temps d’écouter vraiment, sans vouloir imposer ma solution;
  • prouver par des gestes simples que l’entraide est plus forte que la peur de l’autre.

Et puis, être famille, ce n’est pas uniquement donner; c’est aussi recevoir. Recevoir la fragilité d’autrui, recevoir les différences, recevoir les idées qui dérangent. Car c’est là que grandit la vérité: nous sommes tous reliés par ce fil invisible qui s’appelle dignité humaine, respect, et un désir commun de vivre en paix et en justice.

Alors, ouvrons nos portes, nos agendas, nos cœurs. Faisons de notre quotidien un lieu où chacun peut dire: “Je suis chez moi ici.” Pas parce que tout est parfait, mais parce que l’accueil est réel, et que l’effort d’être présent pour l’autre est plus fort que nos silences.

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