
T’es là, dans ta journée qui défile entre messages, to-do, et ce petit doute qui te suit comme un compagnon discret. Le 21 janvier, on célèbre Sainte Agnès, jeune fille qui a vécu il y a longtemps, mais son histoire résonne encore aujourd’hui: une foi simple, une assurance tranquille malgré les pressions, et une décision qui n’a pas cédé sous la peur ou les normes.
Agnès, c’était une jeune femme dans un monde qui demandait souvent de se plier à des rôles, à la répression, à la peur du regard des autres. Et elle n’a pas abandonné ce qui était vrai pour elle: sa dignité humaine, son courage, sa conscience de ce qui est juste. Dans nos vies d’aujourd’hui, on peut se sentir tiraillés entre ce que l’on pense être vrai et ce que les gens attendent de nous: sourire quand on a mal, accepter une injustice pour rester “acceptable”, ou taire une voix intérieure qui dit le contraire.
La leçon d’Agnès est simple et peut faire son chemin jusqu’à nos cœurs: rester debout sans être agressif, défendre ce qui mérite d’être protégé sans devenir hostile. Elle montre aussi que la force ne se mesure pas seulement à la résistance brute, mais à la continuité du témoignage: rester fidèle à soi-même et à ce qui peut ramener de la lumière autour de soi — que ce soit dans la famille, au travail, ou dans une discussion où l’on est tenté de céder au bruit ou à la peur.
Dans nos vies, la vraie question devient souvent: “Qu’est-ce que je fais quand quelqu’un me pousse à renier une part de moi ou à faire quelque chose qui ne me ressemble pas?” Agnès peut être une voix qui rappelle que dire non, parfois, c’est dire oui à quelque chose de plus élevé: à l’intégrité, à la compassion, à la dignité d’autrui et à sa propre dignité. Sa mémoire nous invite aussi à la délicatesse: agir avec bonté et sans arrogance, même quand on affirme ses convictions.
Et puis, il y a cette dimension de jeunesse et de mémoire: Agnès était jeune, comme beaucoup d’entre nous qui cherchons à comprendre ce qui compte vraiment. Être jeune n’est pas seulement une question d’âge; c’est aussi une posture: être prêt à écouter, à questionner, à se former, à se relever après une chute, et à persévérer dans ce qui nous semble juste.
En pratique, cela peut se traduire par des gestes simples: dire ce qu’on ressent avec honnêteté mais douceur; prendre le temps d’écouter avant de parler; agir avec clarté dans les choix qui affectent les autres; chercher des moyens de défendre la dignité des plus fragiles autour de nous; et se rappeler que la liberté qui sert la vie n’est pas une liberté de faire n’importe quoi, mais une liberté qui s’exerce avec responsabilité et bienveillance.

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