On va se dire la vérité : on vit dans une époque qui « fabrique » de la peur en série. Peur de l’avenir, peur de ne pas être à la hauteur, peur pour la santé de nos proches, peur de manquer de thunes… On a l’impression que si on n’est pas inquiet, c’est qu’on n’a pas bien compris la situation.

Et là-dedans, on entend la phrase de Jésus qui revient comme un refrain : « N’ayez pas peur ». C’est l’expression la plus répétée dans la Bible. Mais attention, ce n’est pas une injonction magique, c’est une stratégie de survie.
1. Le « N’ayez pas peur », ce n’est pas du déni
Quand Jésus dit ça aux disciples dans la barque, le vent souffle vraiment et ils sont vraiment en train de prendre la flotte. Il ne leur dit pas : « Mais non, il fait beau, vous hallucinez ! ».
Chrétiennement, ne pas avoir peur, ce n’est pas nier les problèmes. C’est décider que le problème ne sera pas le patron. La peur est une excellente alarme, mais c’est un détestable conducteur. Si c’est elle qui tient le volant de ta vie, tu vas finir dans le décor ou tu resteras garé au stand.
2. La peur, c’est l’oubli
Tu as remarqué ? Quand on a peur, on oublie tout le reste. Les disciples sur la mer avaient oublié le miracle des pains du matin même. La peur nous rend amnésiques. On oublie que Dieu nous a déjà sortis de galères pires que celle-ci. On oublie qu’on a des ressources en nous. On oublie qu’on est aimés.
Dans nos vies : Le « N’ayez pas peur » de Jésus, c’est un bouton « Refresh ». C’est comme s’il te disait : « Hé, regarde-moi. On a déjà fait tout ce chemin ensemble. Pourquoi tu penses que je vais te lâcher maintenant ? »
3. C’est Moi (Le remède à l’angoisse)
Le remède contre la peur, ce n’est pas d’avoir plus de contrôle sur les événements (parce qu’on ne contrôle rien, soyons lucides). Le remède, c’est une Présence. Jésus ne dit pas : « N’ayez pas peur, j’ai un plan logistique en 12 étapes ». Il dit : « N’ayez pas peur, C’est moi ».
La foi, c’est passer de « Qu’est-ce qui va m’arriver ? » à « Avec qui je vais le traverser ? ». Ça change tout. Le vent souffle toujours, mais tu n’es plus seul à tenir les rames.
4. Le courage, c’est la peur qui a fait sa prière
Être chrétien, ce n’est pas être un robot sans émotions. On a le droit d’avoir les jetons. Le courage chrétien, c’est d’avancer avec sa peur, mais en la mettant dans les mains de Dieu. C’est dire : « Seigneur, j’ai les pétoches, mais je sais que tu es dans la barque. On y va quand même. »
Une petite mise en pratique pour ta journée :
Dès qu’une pensée angoissante arrive (le fameux « Et si… »), essaie de la court-circuiter tout de suite. Au lieu de dire : « Et si je n’y arrive pas ? », essaie de dire : « Seigneur, « C’est Toi », alors j’y vais ».
C’est un muscle qui se travaille. Plus on fait confiance sur les petites vagues, plus on est solide quand la tempête arrive.

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