C’est marrant comme on aime nos habitudes, non ? On a nos petits chemins, nos avis bien tranchés sur tout, nos zones de confort. Et puis, paf ! La vie nous balance un truc « différent ». Un nouveau collègue avec des idées bizarres, un voisin étranger qui ne vit pas comme nous, ou même une parole de l’Évangile qui vient gratter là où ça fait mal.

À ce moment-là, on a tous deux personnages qui se battent à l’intérieur de nous : Hérode et les Mages.

Le réflexe « Hérode » : Sortir les piquants

Quand Hérode entend parler d’un nouveau roi, il ne se dit pas : « Chouette, du sang neuf ! ». Non, il flippe. Il se sent menacé dans son petit pouvoir. Sa réaction ? Se protéger, mentir, et finalement, détruire.

Dans nos vies, faire du « Hérode », c’est quand la différence nous fait peur. Alors :

  • On juge avant de connaître (c’est plus sécurisant).
  • On s’enferme dans notre bulle avec des gens qui pensent exactement comme nous.
  • On devient agressif ou méprisant pour masquer notre insécurité. C’est le syndrome du hérisson : dès que quelque chose d’inconnu approche, on se met en boule et on sort les piquants. On reste « roi » de notre petit domaine, mais qu’est-ce qu’on s’ennuie tout seul !

Le réflexe « Mages » : Accepter de perdre le Nord

Et puis, il y a les Mages. Ces gars-là, ce sont des aventuriers de l’esprit. Ils ont tout : le savoir, la thune, le prestige. Mais ils acceptent de tout quitter pour suivre une étoile.

Leur secret ? Ils se laissent déplacer. Pas seulement géographiquement, mais intérieurement. Quand ils arrivent devant Jésus, ils ne voient pas un puissant, ils voient un bébé pauvre. Un Hérode aurait rigolé (ou aurait tué). Eux, ils s’agenouillent. Ils acceptent que la vérité soit différente de ce qu’ils avaient imaginé.

Et nous, on fait quoi aujourd’hui ?

Réagir comme un Mage face à ce qui est différent, c’est se dire : « Et si cette personne, ou cette situation qui me dérange, avait quelque chose à m’apprendre sur Dieu ? »

  • C’est écouter celui avec qui on n’est pas d’accord, juste pour comprendre sa logique.
  • C’est oser changer d’avis après une rencontre.
  • C’est accepter de ne pas tout contrôler.

La différence, ce n’est pas une menace pour notre identité chrétienne, c’est le carburant de notre foi. Si on reste entre nous, on finit par s’asphyxier. Si on sort, si on se laisse bousculer, on finit par trouver des « trésors » (l’or, l’encens et la myrrhe) là où on ne s’y attendait pas du tout.

Le petit défi pour la semaine : Repère dans ton entourage une personne qui est ton opposé total (politiquement, socialement ou même de caractère). Au lieu de l’éviter comme Hérode, essaie de voir en elle, ne serait-ce que deux minutes, une « étoile » qui peut t’apprendre quelque chose sur toi-même.

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