Le 4 janvier, l’Église fête Sainte Élisabeth-Anne Seton. Si tu ne la connais pas, c’est une figure incroyable : c’est la première sainte née aux États-Unis. Elle n’était pas du tout destinée à finir sur les autels : elle était mère de famille, veuve, elle a fait faillite, elle a perdu des proches… Bref, elle a eu une vie qui ressemble aux nôtres, avec ses galères et ses imprévus.

Le saint du jour : et si on arrêtait de vouloir tout contrôler ?
On est début janvier. C’est le moment des bonnes résolutions, des agendas tout neufs et de cette illusion qu’on va enfin maîtriser nos vies cette année. Et là, on tombe sur Élisabeth-Anne Seton.
Élisabeth, c’était une femme brillante, mais sa vie, c’est une succession de « Plans B ». Elle était mariée à un homme riche, tout allait bien, puis : faillite totale, maladie de son mari, départ pour l’Italie pour essayer de le soigner, mort du mari, et elle se retrouve seule avec cinq enfants, sans un sou, dans un pays étranger.
L’actualité de cette sainte, c’est notre rapport à la précarité. On vit dans une société qui nous pousse à tout assurer, tout prévoir. Élisabeth, elle, nous montre que la sainteté (ou simplement la paix intérieure), ce n’est pas quand tout se passe comme prévu, c’est la manière dont on rebondit quand tout s’écroule.
On parlait des Mages et de la différence. Élisabeth était protestante (épiscopalienne). En Italie, elle est touchée par la foi catholique de ses amis. Quand elle rentre à New York et décide de devenir catholique, c’est le choc. Sa famille la rejette, elle perd ses soutiens.
Elle a accepté d’être « différente » au milieu des siens pour rester fidèle à ce qu’elle sentait être vrai. Aujourd’hui, on a souvent peur du regard des autres, de « sortir du lot » ou de changer d’avis radicalement. Élisabeth nous demande : « Es-tu prêt à suivre ta conviction profonde, même si ça te coûte ton confort social ? »
Elle avait une devise très simple : « Be children of the Church » mais surtout, elle insistait sur le fait de chercher la volonté de Dieu dans le moment présent. Elle ne cherchait pas à faire des miracles spectaculaires, elle cherchait à bien élever ses enfants, à nourrir les pauvres et à fonder des écoles.
C’est une réflexion très actuelle sur le sens du travail. On cherche tous un but grandiose à nos vies, mais la sainteté d’Élisabeth, c’est de mettre une dose d’amour infinie dans des tâches très banales.
En résumé pour nous aujourd’hui :
Sainte Élisabeth-Anne Seton, c’est la sainte de la résilience. Elle nous dit que :
- Tes échecs ne sont pas la fin de l’histoire.
- Ta vulnérabilité peut devenir ta plus grande force (elle a fini par fonder la première congrégation de sœurs aux USA !).
- Le plus court chemin vers le bonheur, c’est d’accepter que la vie nous déplace là où on n’avait pas prévu d’aller.

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