Le 3 janvier, l’Église célèbre Sainte Geneviève, la patronne de Paris. Si l’on sort de l’imagerie médiévale un peu figée, sa vie offre une réflexion d’une modernité frappante sur le courage, l’intuition et la force de caractère.

La stratégie du phare dans la tempête
Sainte Geneviève, c’est l’histoire d’une femme qui, en plein chaos (les invasions barbares d’Attila), refuse de céder à la panique collective. Alors que tout le monde veut fuir, elle convainc les habitants de rester et de résister.
La réflexion que nous offre Geneviève, c’est celle de la dissidence. Quand la peur s’empare d’une foule, elle devient irrationnelle et destructrice. Geneviève, elle, oppose une force intérieure à la panique extérieure. Elle nous pose cette question : Dans nos vies, sommes-nous ceux qui courent avec la foule parce que « c’est la panique », ou sommes-nous capables d’écouter cette petite voix intérieure qui nous dit de rester debout ? ### 2. L’autorité sans les galons Ce qui est fascinant, c’est qu’au Vème siècle, Geneviève n’a aucun pouvoir politique, militaire ou ecclésiastique officiel. Elle n’est ni reine, ni évêque. Son autorité vient de sa cohérence. Elle fait ce qu’elle dit, et elle vit ce qu’elle croit. C’est une invitation à réfléchir sur notre propre influence : le vrai leadership ne vient pas d’un titre sur une carte de visite, mais de la profondeur de notre présence et de notre capacité à rassurer les autres par notre calme.
Le symbole classique de Geneviève est celui d’une bougie que le démon essaie d’éteindre et qu’un ange rallume. Au-delà du merveilleux, c’est l’image de la résilience spirituelle. Le « vent », c’est tout ce qui cherche à éteindre notre espérance, notre joie ou nos projets. La réflexion ici est simple : notre job n’est pas d’empêcher le vent de souffler, mais de protéger la flamme, de la rallumer sans cesse, avec une patience de fer.
Sainte Geneviève nous invite à ne pas être des « roseaux » qui se plient au moindre tweet ou à la moindre mauvaise nouvelle, mais des colonnes.
La question à emporter : Quel est le « Attila » qui me fait peur en ce moment, et comment puis-je choisir de rester calme au lieu de fuir ?

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