Le désert, dans la Bible, n’est pas seulement un lieu de sable et de chaleur. C’est un état d’esprit. Jean le Baptiste y est allé pour une raison précise : faire taire le bruit du monde pour laisser parler l’essentiel.

1. Le désert, c’est le « mode avion » de l’âme

Aujourd’hui, notre désert est souvent envahi par les notifications, les écrans et les listes de tâches à n’en plus finir. Nous vivons dans un brouhaha permanent qui nous rassure, car le silence nous fait peur. Pourquoi ? Parce que dans le silence, on finit par se rencontrer soi-même, sans masque et sans titre social.

Mon désert aujourd’hui, c’est ce moment où je décide de débrancher. C’est cet espace où je cesse de consommer de l’information pour commencer à écouter mon propre cœur.

2. Écouter sa « voix intérieure » ou le « murmure de Dieu » ?

On pense souvent que pour s’écouter, il faut réfléchir intensément. Mais Jean le Baptiste nous montre autre chose : il est une « voix » qui attend une « Parole ».

Écouter sa voix intérieure dans le désert, c’est remarquer :

  • Ce qui me rend vraiment joyeux (au-delà du plaisir immédiat).
  • Ce qui me pèse ou me rend triste (sans chercher à l’étouffer tout de suite).
  • Ce petit élan qui me pousse à être plus généreux ou plus patient.

C’est là que le spirituel rejoint le psychologique. En faisant le vide, je laisse de la place à cette présence discrète qui, comme le disait Jean, « se tient au milieu de nous mais que nous ne connaissons pas ».

3. Comment créer son désert au milieu de la ville ?

On n’a pas besoin de partir vivre dans une grotte pour trouver son désert. Le désert moderne, c’est une discipline de la résistance :

  • C’est choisir de marcher 15 minutes sans téléphone.
  • C’est s’asseoir dans une église ouverte ou un parc, juste pour respirer.
  • C’est accepter de s’ennuyer un peu, car c’est dans l’ennui que l’imagination et l’âme se réveillent.

Le désert n’est pas un lieu vide, c’est un lieu libre.

Conclusion

Si Jean le Baptiste a pu désigner le Christ, c’est parce qu’il s’était tellement « vidé » de lui-même dans le désert qu’il était devenu une fenêtre ouverte. Mon désert d’aujourd’hui, c’est ma capacité à dire « stop » à l’agitation pour redevenir, moi aussi, une fenêtre à travers laquelle la lumière peut passer.

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