Seigneur Jésus, En ce temps de l’Avent où nous attendons ta venue, je me tiens devant toi, non pas avec mes certitudes, mais avec mes renoncements.

Tu es le Dieu qui fait naître la vie dans la stérilité d’Élisabeth, qui vient au monde dans la précarité d’une crèche. Tu es le Maître de l’impossible.

Aujourd’hui, je veux te présenter le dossier que j’ai classé « perdu ». Tu sais de quoi il s’agit : (Prends un instant pour nommer intérieurement cette situation, ce rêve ou cette blessure.)

Je t’avoue ma fatigue : J’ai cessé d’y croire. J’ai accepté cette situation comme une fatalité, une cicatrice définitive. L’attente a été trop longue, la déception trop lourde. J’ai érigé le mur de ma propre résignation.

Pardonne-moi mon manque de foi face à l’étendue de ta puissance.

Seigneur, pendant cet Avent, je te demande de m’accorder une part du silence de Zacharie : un silence qui me coupe de mes arguments et de mon découragement. Que dans ce calme, je puisse seulement regarder ton œuvre, même si elle est microscopique.

Viens raviver en moi l’Espérance. Pas un optimisme léger, mais la certitude profonde que, même si les choses ne changent pas selon mes plans, tu es là, fidèle et aimant. Aide-moi à me souvenir que la mort n’a pas le dernier mot.

Je dépose cette « cause perdue » entre tes mains. Qu’elle redevienne pour moi un lieu d’attente active, de veille et de confiance.

Viens, Seigneur Jésus ! Amen.

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