L’Evangile

« Le baptême de Jean, d’où venait-il ? » (Mt 21, 23-27)

Alléluia, Alléluia. Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut. Alléluia. (Ps 84, 8)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus était entré dans le Temple,
et, pendant qu’il enseignait,
les grands prêtres et les anciens du peuple
s’approchèrent de lui et demandèrent :
« Par quelle autorité fais-tu cela,
et qui t’a donné cette autorité ? »
Jésus leur répliqua :
« À mon tour, je vais vous poser une question, une seule ;
et si vous me répondez,
je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela :
Le baptême de Jean, d’où venait-il ?
du ciel ou des hommes ? »
Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement :
« Si nous disons : “Du ciel”,
il va nous dire :
“Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?”
Si nous disons : “Des hommes”,
nous devons redouter la foule,
car tous tiennent Jean pour un prophète. »
Ils répondirent donc à Jésus :
« Nous ne savons pas ! »
Il leur dit à son tour :
« Moi, je ne vous dis pas non plus
par quelle autorité je fais cela.

Sa réflexion

Dans cet Évangile, on voit Jésus enseigner dans le Temple. Les grands prêtres et les anciens (un peu comme les « chefs » de l’époque) s’approchent de lui et lui posent une question cruciale : « Par quelle autorité fais-tu cela ? »

C’est une question de pouvoir. Ils voient Jésus faire des choses étonnantes et parler avec une force qu’ils n’ont pas, et cela les dérange. Ils veulent savoir : qui t’a autorisé à faire ça ?

Jésus ne répond pas directement. Au lieu de cela, il leur renvoie une question piège sur Jean le Baptiste, celui qui a préparé le chemin de Noël et de Pâques : « Le baptême de Jean, d’où venait-il ? Du Ciel ou des hommes ? »

Les chefs religieux se retrouvent coincés. Leur réponse n’est pas honnête, elle est calculée. Ils se demandent : que devons-nous dire pour ne pas avoir d’ennuis avec Jésus ou avec la foule ? Ils finissent par répondre : « Nous ne savons pas. »

Et Jésus leur répond : « Alors moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. »

Ce passage est parfait pour l’Avent pour deux raisons :

  1. Jean le Baptiste : Le témoin de l’Avent. Jean le Baptiste est la grande voix qui crie dans le désert. Sa mission était de nous préparer à la venue de Jésus. Demander si son autorité venait de Dieu, c’est se demander si l’on est vraiment prêt à écouter l’appel de l’Avent, l’appel à changer de cœur pour accueillir le Messie.
  2. L’Autorité de l’Honnêteté. Les chefs religieux refusent de reconnaître la vérité (que Jean et Jésus viennent de Dieu) parce qu’ils ont peur des conséquences ou de ce que les autres vont penser.

L’Avent nous invite à être honnêtes avec nous-mêmes et avec Dieu. L’autorité de Jésus ne vient pas d’un diplôme ou d’une nomination humaine, mais de l’Amour de Dieu. Pour reconnaître cette autorité, il faut ouvrir les yeux et le cœur, et non pas chercher la solution qui nous arrange le plus.

En ce temps d’attente, l’Évangile nous demande : Es-tu prêt à dire la vérité sur ta vie ? Es-tu prêt à laisser la simplicité et la lumière de la crèche guider tes choix, même si cela bouscule tes habitudes ou ce que les autres attendent de toi ?

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