L’Evangile
« Élie est déjà venu et ils ne l’ont pas reconnu » (Mt 17, 10-13)

Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Descendant de la montagne,
les disciples interrogèrent Jésus :
« Pourquoi donc les scribes disent-ils
que le prophète Élie doit venir d’abord ? »
Jésus leur répondit :
« Élie va venir
pour remettre toute chose à sa place.
Mais, je vous le déclare :
Élie est déjà venu ;
au lieu de le reconnaître,
ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu.
Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. »
Alors les disciples comprirent
qu’il leur parlait de Jean le Baptiste.
Sa réflexion
La venue d’Élie et la compréhension
Dans ce passage, juste après que Jésus a été transfiguré (une apparition éblouissante où Moïse et Élie étaient là), ses disciples lui posent une question importante : « Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ? » (v. 10).
Les scribes (qui étaient des experts de la loi et des Écritures) croyaient, en se basant sur la prophétie de Malachie, que le prophète Élie devait revenir sur Terre avant que le Messie (le Christ) n’arrive. Son rôle était de préparer les gens à l’arrivée du Messie.
Jésus leur répond de manière très claire :
« Élie est déjà venu, et ils ne l’ont pas reconnu ; mais ils ont fait de lui tout ce qu’ils ont voulu. C’est ainsi que le Fils de l’homme va souffrir par eux. » (v. 12)
Puis, l’Évangile ajoute un détail crucial :
« Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste. » (v. 13)
Ce que cela signifie concrètement :
- Jean le Baptiste a été la personne qu’on attendait. Il est celui qui a crié dans le désert, appelant les gens à changer de vie (à se convertir) et à se faire baptiser en préparation de la venue de Jésus. Il a accompli le rôle prophétisé par Élie : préparer le chemin du Seigneur.
- Le problème, c’est que les autorités religieuses de l’époque, et beaucoup d’autres, n’ont pas reconnu Jean le Baptiste comme le préparateur d’Élie. Ils l’ont même rejeté, et il a fini par être mis à mort (Jésus dit qu’ils ont « fait de lui tout ce qu’ils ont voulu »).
- Jésus fait ensuite un parallèle douloureux : si Jean/Élie a été rejeté et a souffert, lui aussi, le Messie, va être rejeté et souffrir (« C’est ainsi que le Fils de l’homme va souffrir par eux »). C’est une annonce de sa propre Passion et de sa mort.
Ce passage nous pousse à nous poser une question essentielle :
Sommes-nous capables de reconnaître les signes et les appels de Dieu, même quand ils ne se présentent pas de la manière que nous attendons ?
Les experts des Écritures (les scribes) avaient les livres, ils savaient qu’Élie devait venir, mais quand il est arrivé sous une forme inattendue (Jean, l’homme simple vêtu de peaux de chameau), ils l’ont manqué.
Aujourd’hui, l’appel de Dieu, les occasions de faire le bien, ou les messages importants peuvent aussi venir par des personnes simples, des situations imprévues ou des petits gestes du quotidien. Cette histoire nous invite à avoir les yeux et le cœur ouverts pour ne pas « manquer l’Élie » de notre propre vie.

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